Les bas-côtés allemands

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Les bas-côtés allemands
Les bas-côtés allemands

Depuis la retraite internationale de Lahm, et même avant, la Nationalmannschaft n'a plus de latéraux de qualité. Pour l'instant, Löw essaye de nouvelles têtes, mais pourrait finir par tester un nouveau système.C'est bien connu, l'Allemagne est une nation d'axe, encore plus en défense footballistiquement parlant. À la Coupe du monde, elle a d'ailleurs évolué jusqu'au quart contre la France avec une ligne de quatre centraux, Höwedes à gauche, Boateng puis Mustafi à droite. Si Lahm a ensuite délaissé son empire du milieu pour revenir travailler dans le couloir, le bon Benedikt s'est lui contenté de continuer à verrouiller. Il faut dire que malgré toute sa bonne volonté et son expérience de jeunesse, les débordements ne sont pas vraiment son fort. Un problème récurrent depuis plusieurs années. Parce qu'à part Lahm, il n'y a jamais eu que du vague. Il y a dix ans de cela, Philipp disputait sa première grande compétition, un Euro en l'occurrence, à gauche. À l'opposé, Arne Friedrich, exactement le même profil qu'Höwedes, un central pouvant dépanner. Pareil en 2006, puis en 2008, même si Jansen avait débuté les deux premiers matchs avant de se blesser, permettant d'utiliser ainsi le bon côté de Lahm. En Afrique du Sud, Arne était devenu trop lent pour faire illusion dans le couloir et s'était recentré. Boateng, pas aussi fringuant qu'aujourd'hui et trop sujet à déconcentration, reprenait le flambeau du dépanneur, gauche. Deux ans plus tard, on prend les mêmes, mais on les inverse, Lahm repassant à gauche. Et aujourd'hui, le néant.
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé
La fin de Lahm laisse en effet sans voix ni voie, et impossible d'aller au supermarché pour en acheter un pack de huit. Pour compenser, Löw multiplie les solutions jetables. Au Brésil, il avait amené deux autres latéraux : Großkreutz et Durm. Ce dernier semble le mieux loti de tous. Il a dépassé Schmelzer dans la hiérarchie à gauche, autant avec le Borussia Dortmund qu'avec la Nationalmannschaft, avec laquelle il enchaîne les titularisations depuis le début de la saison. Néanmoins, Durm n'a que vingt-deux ans, ne joue au plus haut niveau que depuis la saison dernière. Et surtout, il est droitier, comme Lahm. Pourtant, il n'a que peu de chances de jouer de ce côté du paradis au BVB, occupé par Piszczek, et donc, par extension, avec l'Allemagne. Plus directement, le retour du Polonais met également un terme à la brillante reconversion de Großkreutz, ce qui lui vaut ne plus être appelé depuis deux rassemblements par Löw.

À droite, Jogi a donc d'abord tenté Sebastian Rudy contre l'Écosse, qui n'est jamais qu'un Lahm inversé,...



C'est bien connu, l'Allemagne est une nation d'axe, encore plus en défense footballistiquement parlant. À la Coupe du monde, elle a d'ailleurs évolué jusqu'au quart contre la France avec une ligne de quatre centraux, Höwedes à gauche, Boateng puis Mustafi à droite. Si Lahm a ensuite délaissé son empire du milieu pour revenir travailler dans le couloir, le bon Benedikt s'est lui contenté de continuer à verrouiller. Il faut dire que malgré toute sa bonne volonté et son expérience de jeunesse, les débordements ne sont pas vraiment son fort. Un problème récurrent depuis plusieurs années. Parce qu'à part Lahm, il n'y a jamais eu que du vague. Il y a dix ans de cela, Philipp disputait sa première grande compétition, un Euro en l'occurrence, à gauche. À l'opposé, Arne Friedrich, exactement le même profil qu'Höwedes, un central pouvant dépanner. Pareil en 2006, puis en 2008, même si Jansen avait débuté les deux premiers matchs avant de se blesser, permettant d'utiliser ainsi le bon côté de Lahm. En Afrique du Sud, Arne était devenu trop lent pour faire illusion dans le couloir et s'était recentré. Boateng, pas aussi fringuant qu'aujourd'hui et trop sujet à déconcentration, reprenait le flambeau du dépanneur, gauche. Deux ans plus tard, on prend les mêmes, mais on les inverse, Lahm repassant à gauche. Et aujourd'hui, le néant.
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé
La fin de Lahm laisse en effet sans voix ni voie, et impossible d'aller au supermarché pour en acheter un pack de huit. Pour compenser, Löw multiplie les solutions jetables. Au Brésil, il avait amené deux autres latéraux : Großkreutz et Durm. Ce dernier semble le mieux loti de tous. Il a dépassé Schmelzer dans la hiérarchie à gauche, autant avec le Borussia Dortmund qu'avec la Nationalmannschaft, avec laquelle il enchaîne les titularisations depuis le début de la saison. Néanmoins, Durm n'a que vingt-deux ans, ne joue au plus haut niveau que depuis la saison dernière. Et surtout, il est droitier, comme Lahm. Pourtant, il n'a que peu de chances de jouer de ce côté du paradis au BVB, occupé par Piszczek, et donc, par extension, avec l'Allemagne. Plus directement, le retour du Polonais met également un terme à la brillante reconversion de Großkreutz, ce qui lui vaut ne plus être appelé depuis deux rassemblements par Löw.

À droite, Jogi a donc d'abord tenté Sebastian Rudy contre l'Écosse, qui n'est jamais qu'un Lahm inversé,...



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