Les Barjots version aquatique

le , mis à jour à 07:00
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Les Barjots version aquatique
Les Barjots version aquatique

« On est une bande de mythos qui ne se prend pas au sérieux, qui chambre pas mal et est plutôt pointue dans ce domaine. Comparés aux gendres idéaux de la natation, on fait un peu figure de voyous des bassins... » En un éclat de rire et deux phrases bien senties, Jonathan Moriamé, gardien de but de l'équipe de France de water-polo, a planté le décor. Et dévoilé, en partie du moins, le secret de la réussite de ces hercules en maillot de bain qui pataugeront dans les eaux olympiques pour la première fois depuis vingt-quatre ans cet après-midi (18 heures, face au Monténégro).

 

Liée, bien sûr, par la passion et le labeur, engrais indissociables de toute aventure de haut niveau, cette équipe de France est aussi « un groupe d'écorchés vifs unis par des valeurs qui dépassent largement les frontières de leur discipline », résume parfaitement Julie Eissen, la présidente de Noisy-le-Sec, club de Seine-Saint-Denis qui a vu éclore Florian Bruzzo (le sélectionneur), Mehdi Marzouki (joueur polyvalent) et Jonathan Moriamé. Une façon de dire que les aléas de la vie qui fissurent les ciments les plus solides ont ici produit un alliage résistant aux coups du sport et de l'existence.

 

« A ce niveau-là, on ne parle plus de potes, mais de famille, résume d'ailleurs le joueur du Spandau 04 de Berlin, Mehdi Marzouki. On a tous commencé ensemble en Championnat d'Europe B et, huit ans plus tard, on se retrouve aux JO ! Des gros problèmes familiaux aux escales de huit heures pour des économies de bouts de chandelle... on a tout vécu ensemble, fait tellement de sacrifices qu'aujourd'hui on est tous prêts à mourir les uns pour les autres. »

 

L'image, puissante, a le mérite d'illustrer les limites que les 13 gaillards de Bruzzo tenteront de repousser dans ce groupe de la mort où figurent la Croatie (championne olympique), le Monténégro (vice-champion d'Europe), l'Italie (vice-champion olympique), les Etats-Unis ...

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