Les banques US franchissent le premier obstacle des stress tests

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par Douwe Miedema et David Henry

WASHINGTON (Reuters) - Les 31 banques américaines soumises aux tests de résistance de la Réserve fédérale sont parvenues à afficher un ratio de fonds propres au moins égal à 5% dans le cadre d'un scénario de crise, a annoncé jeudi la Fed, ce qui illustre la poursuite du redressement du secteur.

Les mastodontes du secteur comme Goldman Sachs, Morgan Stanley et JP Morgan Chase & Co figurent toutefois parmi les cinq banques affichant les plus faibles ratios.

La Fed a en effet encore durci les critères de son examen. Outre une chute de 25% des prix de l'immobilier et un plongeon de quasiment 60% de la Bourse, son scénario le plus critique inclut désormais une multiplication des faillites d'entreprises, ce qui affecte les banques dont les activités sont les plus développées.

La seconde partie des résultats de ce "bilan de santé" sera publiée la semaine prochaine. C'est au cours de cette deuxième étape, qui comporte un jugement qualitatif sur la gestion des risques par les établissements bancaires, que la Fed dit quels montants les banques peuvent consacrer à leurs dividendes et à leurs rachats d'actions.

Les filiales américaines de Deutsche Bank et de Santander pourraient échouer à cette deuxième étape.

Les tests de résistance sont réalisés chaque année depuis 2011 en application de la loi dite "Dodd-Frank" sur le secteur financier.

Citigroup a échoué aux tests en 2012 et 2014, tandis qu'en 2013, JPMorgan Chase & Co et Goldman Sachs n'ont reçu qu'un feu vert sous condition, la Fed critiquant certaines de leurs règles de fonctionnement.

Le mois dernier, le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, a déclaré que les tests étaient devenus "trop éprouvants".

Initiative inhabituelle, des dirigeants de certaines des principales banques ont commencé à organiser des réunions pour comparer les notes reçues des autorités fédérales pendant la procédure.

Parallèlement, des représentants des grandes banques ont plaidé leur cause auprès de la Fed en arguant du fait que les tests ne prenaient pas suffisamment en compte la variété de leurs stratégies financières.

"Nous avons eu l'impression que, dans certains domaines, des approches très larges ont été utilisées alors qu'elles auraient dû être un peu plus personnalisées", déclarait ainsi en octobre à Reuters le directeur financier d'Ally Financial, le numéro un du crédit automobile aux Etats-Unis.

(Marc Angrand et Bertrand Boucey pour le service français)

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