Les banques suisses appelées à combattre le blanchiment

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    BERNE/GENEVE, 7 avril (Reuters) - Les banques suisses 
doivent s'attaquer au blanchiment d'argent, a déclaré jeudi leur 
autorité de tutelle, tandis que le parquet de Genève annonçait 
avoir ouvert une enquête sur les implications des "Panama 
papers", les révélations de la presse internationale sur le 
recours à des sociétés offshore via un cabinet juridique 
panaméen.  
    Ce dernier, Mossack Fonseca, spécialisé dans le montage de 
structures offshore passant souvent par des paradis fiscaux, 
dispose de bureaux à Zurich et à Genève et les documents publiés 
depuis dimanche montrent qu'il a travaillé ces dernières années 
pour de nombreuses banques dans le monde entier.  
    "Le risque de blanchiment d'argent en Suisse s'est accru et 
les banques devraient lutter encore plus fermement contre 
le blanchiment", a déclaré le directeur de la Finma, l'Autorité 
fédérale de surveillance des marchés financiers, Mark Branson, 
lors de la conférence de presse annuelle de l'institution à 
Berne.  
    Dans un entretien à Reuters, il a ensuite précisé que 
"quelques éléments" issus des "Panama papers" pourraient 
concerner la Suisse. Mais il a ajouté que, proportionnellement à 
la taille de son secteur financier, la confédération n'était pas 
surreprésentée dans les documents publiés.  
    Des filiales des deux premières banques suisses, UBS 
 UBSG.S  et Credit Suisse  CSGN.S , sont citées, dans certains 
des documents publiés ces derniers jours sur les "Panama 
papers", parmi les établissements qui ont demandé le plus de 
créations de sociétés offshore pour le compte de clients. 
    Les deux banques helvétiques ont nié toute infraction en 
lien avec ces pratiques. 
    De son côté, le procureur général genevois Olivier Jornot a 
dit avoir ouvert des procédures en lien avec les fuites sur 
Mossack Fonseca.  
    "Le ministère public est très attentif à ces révélations", 
a-t-il assuré selon des propos cités par la Tribune de Genève. 
Il s'est refusé à préciser la portée de l'enquête.  
         
 
 (Joshua Franklin et Stephanie Nebehay; Marc Angrand pour le 
service français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 
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