Les banques prises d'assaut avant la hausse des crédits immobiliers

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Depuis que les taux des prêts immobilier augmentent à nouveau, les particuliers sont de plus en nombreux à s’endetter ou à renégocier un emprunt en cours. Engorgées, les banques sont, elles, toujours plus restrictives.

Le mouvement, perceptible depuis plusieurs mois s’accélère. Les banques sont de plus en plus prises d’assaut par des particuliers désirant renégocier leur prêt ou en souscrire un, avant que le mouvement de hausse des taux des crédits immobiliers s’amplifie. Ces dernières semaines, la majorité des grands réseaux ont en effet relevé leurs taux de 0,01 % à 0,35 % en moyenne (2,10% sur 15 ans hors assurance pour un bon dossier et 2,35% sur 20 ans), dans le sillage de la hausse du taux de l’emprunt d’État Français à 10 ans qui sert de référence aux crédits à taux fixes. LCL l’a même fait deux fois depuis mai (0,10% puis 0,15% en juin). Seule la Banque Postale et quelques caisses régionales de grands établissements échappent à la règle. Mais, pour combien de temps? De l’avis quasi général, la hausse des taux des crédits immobilier devrait en fait se poursuivre au-delà de l’été.

Anticipant ce mouvement, «les particuliers qui envisageaient depuis un certain temps de renégocier un prêt souscrit il y a deux ou trois ans se précipitent aujourd’hui dans leur banque», constate Sandrine Allonier, responsable des relations banques chez Vousfinancer.com. D’autres, un peu moins nombreux, profitent de la situation pour concrétiser un projet d’achat immobilier. Résultat, les délais pour décrocher un crédit s’allongent. Pour pallier au problème, certains notaires incluent désormais des clauses suspensives de 60 jours dans les avants contrats. En parallèle, certains clients attendent depuis plusieurs mois (parfois six mois) que leur prêt soit renégocié (ou racheté) par la banque. Ce qui peut poser problème, car l’opération ne sera pas toujours conclue au taux indiqué lors de la première prise de rendez-vous.

Certaines banques n’acceptent plus les rachats de crédit

Pour les professionnels, la demande ne devrait pas vraiment faiblir pendant l’été, ce que redoutent les banquiers. Peinant à gérer la situation, ils s’organisent de plus en plus pour limiter leur offre. «Certes, dans certains établissements, les meilleurs clients obtiennent encore des prêts sur 20 ans à moins de 2 %, mais cela va devenir de plus en plus rare. Compte tenu des quantités de demandes qu’elles reçoivent, les banques sont de plus en plus exigeantes sur la qualité des dossiers», note Sandrine Allonier. Elles traitent en priorité les demandes de crédit, au détriment des rachats et des renégociations.

D’ailleurs, certains établissements n’acceptent plus de renégocier ou de racheter les crédits. Très sélectifs, d’autres ne prêtent plus qu’à des ménages gagnant plus de 40.000 euros par an, et quelques-uns ne financent plus que les emprunts supérieurs à 200.000 euros. Enfin, quelques banques ne prennent plus ponctuellement les dossiers adressés par les courtiers.

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  • gacher le jeudi 9 juil 2015 à 17:00

    l'immobilier bien placé restera cher. Pour le reste, mal isolé, vétuste, en état moyen, c'est sur que les prix vont s'effondrer

  • bedseb le mardi 7 juil 2015 à 19:16

    ça sent le crack immo

  • jls.busy le mardi 7 juil 2015 à 09:43

    AU Stade ou l'on en est, ce n'est pas les banques qu'il faille prendre d'Assaut...!!!

  • bearnhar le dimanche 28 juin 2015 à 07:50

    C'est marrant, à la télé j'ai vu des Grecs qui retiraient, en une fois, beaucoup plus que ce que j'ai droit et pourtant je suis au maxi et j'ai une bonne paye. Mais dites-moi, il est génial ce pays, comment on peut retirer 2000€ au distributeur ? Faudra m'expliquer. Moi c'est 300/jour et à mon agence, pas n'importe où.

  • c.voyant le mercredi 24 juin 2015 à 19:00

    La baisse des prix vaut dix fois mieux que des taux faibles, si les taux augmentent la baisse va s'accélérer, mieux vaut un faible endettement avec des prix bas que le contraire!