«Les banques ne sont pas assez saines»

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Alors qu'un accord pourrait être trouvé prochainement sur les nouvelles normes de solvabilité des banques, Philippe Dessertine, directeur de l'Institut de Haute Finance invite les banques européennes à «prendre moins de risques et à renforcer leurs fonds propres».

Lefigaro.fr : Les conclusions du Wall Street Journal (*) sont-elles inquiétantes pour les banques et donc pour l'économie ?

Philippe Dessertine - Ces conclusions sont justifiées. Mais ne nous y trompons pas : les tests de solidités des banques (stress tests, NDLR) ne sont pas des mauvais outils, bien au contraire, ils sont très utiles, puisqu'ils permettent de simuler les risques extrêmes. Ce sont les banques qui ont manqué de transparence et ont écarté volontairement leur exposition aux dettes souveraines. Ce qui est à l'opposé de ce qu'exigent les stress tests.

Pourquoi ont-elles écarté ces risques extrêmes ?

Les banques ont agi sous la pression du régulateur et des Etats européens. Que veulent-ils ? Relancer la croissance. Pour cela, ils doivent redonner de la confiance aux investisseurs. Ils ont cru qu'en rendant publics les résultats des stress tests, ils allaient les rassurer. Or, c'est justement le contraire qui s'est passé. Les stress tests ne sont pas de

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