Les banques italiennes, l'autre foyer de crise de la zone euro

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Le siège de Monte dei Paschi à Sienne. La troisième banque italienne  avait surpayé le rachat d'Antonveneta Santander (13,2 milliards d'euros)  en 2007.
Le siège de Monte dei Paschi à Sienne. La troisième banque italienne  avait surpayé le rachat d'Antonveneta Santander (13,2 milliards d'euros)  en 2007.

L'Union européenne n'en finit plus d'être sous le feu des critiques. Partout, Bruxelles est accusé de dérives technocratiques, de rigidité et de faire monter le vote extrémiste, anti-européen. Sur la négociation du traité transatlantique, jugée opaque ; sur le dossier de la rigueur budgétaire, dans lequel la Commission a bien été obligée de constater que l'Espagne et le Portugal n'avaient pas rempli leurs obligations ; sur l'application de la directive sur les travailleurs détachés en France, mais aussi sur le délicat dossier des banques italiennes.

À Rome, la situation est particulièrement délicate, à cause de l'effondrement du cours de Bourse des banques, un secteur très éclaté de quelque 700 établissements. Les investisseurs s'inquiètent, à nouveau, comme en janvier, de leur énorme stock de prêts « non performants » (360 milliards d'euros, soit 18 % de tous leurs crédits) qui risquent de ne jamais être remboursés. La publication annoncée des résultats de stress-test menée par l'Autorité bancaire européenne, le 29 juillet, ainsi que la remise prochaine d'un rapport sur les prêts non performants entretiennent le doute des investisseurs ravivé après le résultat du référendum actant la sortie

du Royaume-Uni

de l'Union européenne. Devant les risques, ils se sont mis à vendre leurs actifs jugés les plus risqués, au premier rang desquels...

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