Les banques françaises  sous étroite surveillance

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La recapitalisation publique du secteur n'est pas à l'ordre du jour. Mais la Banque de France exige un renforcement massif de ses fonds propres.

Combien de temps les banques françaises pourront-elles résister aux attaques dont elles sont la cible sur les marchés ? BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole sont dans l'½il du cyclone : leurs actions ont perdu entre 50 % et 55 % de leur valeur en trois mois ! Cette défiance, plus violente qu'à l'encontre de beaucoup de leurs concurrentes européennes, a deux explications principales. D'une part, les banques françaises sont exposées aux pays fragilisés de l'Europe périphérique (Grèce, Espagne, Italie...) dont elles détiennent un stock important de dettes d'État et où elles possèdent souvent des filiales. D'autre part, leur modèle dit «universel» les rend plus dépendantes que la moyenne du financement par les marchés. Or, le financement est devenu, sinon rare, du moins très cher.

Dans ce contexte à très haute tension, une parade pourrait être un plan de bataille calqué sur celui 2008. Les rumeurs courent depuis des semaines sur une...

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