Les banques françaises ont amélioré leur solvabilité

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Le secteur financier a démontré sa solidité l'an dernier, selon l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP). Celle-ci a par ailleurs, renforcé les contrôles des banques et des compagnies d'assurance.

Malgré la crise, «le secteur financier a démontré sa solidité», selon le troisième rapport annuel de L'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui supervise les banques et les compagnies d'assurance en France. «Le secteur financier a démontré sa solidité. La solvabilité des établissements financiers s'est améliorée en 2012

«Dans le secteur bancaire, les établissements ont continué de réduire leur exposition aux pays européens dits «périphériques» et amélioré leur situation de liquidité, en accumulant des réserves», a expliqué Christian Noyer, président de l'ACP et gouverneur de la Banque de France.

La liquidité est un sujet récurrent d'inquiétudes des agences de notation vis-à-vis des banques françaises. Moody's estimait encore la semaine passée qu'elles étaient à la traîne par rapport à leurs concurrentes étrangères. «Nous sommes un pays où les dépôts sont relativement faibles parce qu'une grande partie de l'épargne est canalisée (la Caisse des dépôts centralise 65 % de la collecte du Livret A et du LDD, NDLR)», a justifié Christian Noyer.

Les contrôles ont été renforcés l'an dernier. L'ACP a ainsi analysé le profil de risque de plus de 1400 établissements (716 pour le secteur bancaire et 712 pour l'assurance) et le nombre de contrôles sur place a augmenté de 10,5 % (316 en 2012). Un certain nombre (79) portaient sur les pratiques commerciales de certaines banques (respect du droit au compte...), compagnies d'assurance ou mutuelles. L'ACP a d'ailleurs rappelé à l'ordre certains assureurs dont les clauses de revalorisation des contrats d'assurance-vie non réclamés après le décès du souscripteur étaient opaques.

L'autorité de contrôle a aussi traité plus de 4000 demandes écrites de consommateurs. Et neuf procédures disciplinaires ont été ouvertes l'an dernier contre trois seulement l'année précédente. Le montant des sanctions a atteint 1,225 million d'euros (elles ont concerné cinq dossiers).

L'ACP va bientôt changer de nom. Elle deviendra l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), comme le prévoit la loi bancaire, qui est attendue en seconde lecture à l'Assemblée nationale. Elle aura alors notamment pour nouvelle mission: veiller à la séparation entre les activités de financement de l'économie réelle et celles considérées comme spéculatives.

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