Les banques françaises doivent encore réduire leurs coûts

le
0
(NEWSManagers.com) - " La majorité des grandes banques françaises a annoncé suite à la crise de l'été 2011 des plans de réduction d'effectifs ciblés principalement sur les activités de BFI et de SFS, voire de gestion d'actifs ou de banque de détail dans certains pays étrangers. A la lumière des résultats du premier semestre, il apparaît, d'une part, que là où des plans de réduction de coûts ont été mis en oeuvre, ils ne sont souvent pas en ligne avec les baisses de revenu constatées dans ces métiers et que, d'autre part, rares sont les métiers qui peuvent continuer à s'exonérer de conduire une telle démarche de réduction des coûts. A l'instar de ce qu'ont annoncé leurs principales consoeurs européennes ces derniers mois, il faut donc s'attendre à ce que les grandes banques françaises lancent de nouvelles démarches d'efficacité n'épargnant aucun métier cette fois-ci." Telle est l'une des principales conclusions du cabinet de conseil Roland Berger Strategy Consultants portant sur la mise en oeuvre des plans d'adaptation et leurs implications sur la performance économique globale et par métier des cinq grandes banques françaises ( BNP Paribas, BPCE, CMC- CIC, Crédit Agricole, Société Générale).

Le cabinet préconise également que les banques surveillent le risque " comme le lait sur le feu" et ce d'autant que les revenus sont en recul alors que les frais généraux ne baissent pas. Un point positif toutefois : les coûts du risque restent faible malgré l'environnement économique déprimé.

Dans le détail, l'étude de Roland Berger note que les activités de banque de détail en France au premier semestre affiche un recul du PNB de 1,5% par rapport au 1er semestre 2011. Cette baisse s'explique principalement par les dynamiques de collecte de dépôts (+7% en encours) et son corollaire, la baisse des commissions sur l'épargne financière, explique le cabinet de conseil.

D'autre part, toujours selon l'analyse, les activités de BFI ont été les plus touchées avec des revenus en recul de près de 16%. " Sur ce semestre, les activités de financement (en baisse de 24% par rapport au premier semestre 2011) pâtissent des arrêts de certaines sous-activités, des ventes de portefeuilles, ainsi que du coût accru de la liquidité" .

Reste que toutes les grandes banques françaises sont bien avancées dans leur cure de renforcement de leur bilan avec un excédent de ressources MT (écart entre le montant du passif à plus d'un an et celui de l'actif à plus d'un an) qui a plus que doublé et un ratio crédit/dépôt en amélioration de 7 points à 123%, se rapprochant ainsi de la moyenne européenne. " Les efforts d'optimisation des actifs pondérés cumulés à leur politique de renforcement du capital (par rétention de dividendes et/ou émissions de parts sociales notamment) les placent en bonne position pour atteindre au cours de l'année 2013 le ratio de 9% de core capital tier 1 selon Bâle 3 sans faire appel au marché" , précise l'étude.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant