Les banques en ligne décollent

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Plus de deux millions de clients se sont laissé séduire.

Les Français sont de plus en plus nombreux à se laisser séduire par la banque en ligne. Ils sont désormais plus de deux millions à avoir ouvert un compte dans l'une de ces agences virtuelles. Ce qui représente 2 % du marché de la banque de détail. Le mouvement s'est accéléré en 2010. Chez Boursorama, l'un des tout premiers sur ce marché, mais qui annoncera demain des résultats en forte baisse en raison de problèmes liés à sa filiale allemande, «le nombre de clients bancaires a doublé en 2010 par rapport à 2009», précise sa présidente, Inès Mercereau. De son côté, ING Direct a lui acquis 40.000 clients supplémentaires en 2010 et Monabanq, quelque 20 000. Lancée en octobre 2009, la banque privée BforBank revendique 52.000 clients.

Tarifs avantageux

Cette tendance pourrait s'accélérer à l'avenir. Ces banques, qui font d'importants efforts de communication, devraient profiter des tendances de fond qui portent l'e-commerce. Du coup, les offensives commerciales se multiplient, notamment du côté des assureurs. Axa Banque, par exemple, vient de refondre son offre avec pour objectif de doubler le nombre des clients d'ici à 2015, pour passer de 720.000 à 1,4 million. La Macif veut, elle, fidéliser ses 5 millions de sociétaires en leur proposant une ­offre bancaire originale.

D'abord spécialisés dans le courtage boursier ou l'épargne à prix compétitifs, la plupart des acteurs se sont développés ces dernières années en proposant à leurs clients les mêmes produits qu'une banque classique : compte-courant, carte bancaire, assurance-vie, OPCVM et même depuis peu, des crédits immobiliers comme chez Boursorama. Leur plus ? Des tarifs très avantageux (souvent la carte bancaire est gratuite) et des sites facile d'accès et d'utilisation. Les banques à réseau traditionnel ont, elles aussi, créé des agences en ligne, mais avec des tarifs proches de ceux pratiqués au guichet. «LCL avec e.LCL fait partie des rares à avoir une politique tarifaire différenciée», précise ­Stéphane Court, directeur général d'Equinox Consulting.

À qui s'adressent les banques en ligne ? «Elles sont les banques secondaires de clients plutôt aisés, généralement avertis en matière bancaire et technophiles. Ils recherchent des moyens de paiement gratuits ou des produits financiers plus avantageux», avance Maxime Chipoy, analyste à l'UFC-Que choisir. Pour l'heure, les banques en ligne n'ont donc pas vocation à être les banques principales de leurs clients. «Notre objectif est d'être la première des deuxièmes banques de nos clients», confirme Inès Mercereau.

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