Les banques centrales sont toujours seules à contrer les pressions déflationnistes, observe Candriam

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(AOF) - Après un début d'année agité, les craintes de récession aux États-Unis se sont apaisées et les autorités chinoises semblent avoir repris en main la situation de leur économie. Les perspectives de croissance mondiale n'en sont pas pour autant éclaircies, observe Candriam dans ses dernières perspectives économiques et financières.

Les pressions déflationnistes résultant d'une épargne toujours massive dégagée en Asie et aussi en Europe, continuent de freiner l'activité. La hausse rapide de l'endettement des entreprises dans les pays émergents – en Chine en particulier – a, pour un temps, permis d'absorber cette épargne.

Mais l'économie mondiale est maintenant clairement à la recherche d'emprunteurs : dans les économies émergentes, le poids de la dette privée s'est nettement alourdi alors que, dans les économies développées, le processus de désendettement des agents privés, engagé au sortir de la grande récession, n'est toujours pas achevé.

"Faute d'un soutien budgétaire coordonné au niveau international, que le FMI appelle pourtant de ses vœux, les banques centrales sont toujours seules à contrer les pressions déflationnistes nées de cet excès d'épargne", explique Anton Brender, chef économiste chez Candriam.

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