Les banques britanniques nationalisées restent fragiles 

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Lloyds Banking Group et Royal Bank of Scotland ont payé au prix lourd leur exposition à l'économie irlandaise.

Les mauvais élèves du secteur bancaire britannique - Lloyds Banking Group (LBG) et Royal Bank of Scotland (RBS) - restent sur la sellette. Le rétablissement des deux établissements, qui ont publié la semaine dernière leurs résultats, est suspendu à la levée de plusieurs inconnues. D'abord celui de la santé de l'économie irlandaise. L'explosion brutale de la bulle immobilière, qui couvait depuis dix ans à Dublin, se traduit dans les comptes des banques par des dépréciations massives. Les pertes sur créances douteuses de la filiale irlandaise de RBS, Ulster Bank, ont ainsi doublé en un an à 1,2 milliard de livres, tandis que, chez LBG, ces charges ont atteint 4,3 milliards. Eric Daniels, le directeur général de Lloyds, qui est remplacé aujourd'hui par Antonio Horta-Osorio, un transfuge de Santander, a toutefois estimé que l'économie irlandaise avait «atteint un plancher».

Injection de 45 milliards

LBG a essuyé l'année dernière une perte nette de 32

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