Les avocates sont aussi victimes de discrimination à la grossesse

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Dans une profession habituée à la discrétion, des voix s'élèvent pour dénoncer les trop fréquentes ruptures de contrats après un congé maternité. Une pratique facilitée par le statut de collaborateur libéral propre à tout jeune avocat. Explications.

«La discrimination à l'encontre des jeunes mamans avocates est un vrai problème», affirme Romain Carayol, président de la Fédération nationale des unions des jeunes avocats (FNUJA). Avec un chiffre à l'appui : «Dans les dix premières années d'exercice, une femme sur trois quitte la profession».

Quelques constats issus d'une enquête réalisée sur le barreau de Paris en 2008 * corroborent cette idée : «70 % des femmes éprouvent des difficultés dans l'exercice professionnel, et 50 % estiment que ces difficultés sont liées à leur statut de femme ; plus de 50 % ne peuvent concilier vie professionnelle et vie de famille ; 71 % des avocates ont été confrontées à des difficultés lors de leur grossesse (1 femme sur 5 a pris un congé maternité trop court) ; 25 % des femmes n'ont pas pris de congé maternité et 7 % ont été licenciées en fin de grossesse».

C'est sur ce dernier point que des avocats du barreau strasbourgeois ont décidé de monter au cré

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