Les aveux publics, un procédé inédit en France

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En demandant pardon au chef de l'État et aux Français, Jérôme Cahuzac semble s'inspirer de la tradition des mea culpa américains. Mais pour le chercheur Christian Delporte, cette stratégie ne peut avoir le même impact. » Le mea culpa, une coutume américaine

«J'ai été pris dans une spirale du mensonge. Je suis dévasté par le remords.» Avec ses regrets, l'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a secoué les traditions de la vie politique française. Il a semblé s'inscrire dans la tradition d'excuses publiques, souvent vues aux Etats-Unis. «Dans l'Histoire de la Ve République, c'est la première fois qu'un ancien ministre reconnaît sa faute sans attendre de passer devant le tribunal et être inculpé», note le chercheur Christian Delporte, spécialiste de la communication politique et professeur d'histoire contemporaine. «On était plutôt habitué à des aveux de dernier moment ou discrets. Lorsque DSK s'est exprimé sur TF1 sur l'affaire Diallo, c'était une fois la...



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  • mlaure13 le mercredi 3 avr 2013 à 16:47

    L’hyperchleuasme (consiste à se déprécier et avouer un forfait afin d'en cacher un plus grand). Donc d'avouer un ensemble de fautes commises par les politiques dans le cadre de la sociale-démocratie : oui nous cumulons les mandats, oui nous nous en mettons plein les poches, oui nous avons des cagnottes en argent liquide, oui nous sommes coupables... pour masquer le fait que la sociale-démocratie est, fondamentalement, philosophiquement et légalement un système basé sur la corruption.