Les autorités françaises cherchent "une issue rapide" au Gabon

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    PARIS, 2 septembre (Reuters) - Les autorités françaises ont 
fait savoir vendredi qu'elles étaient "en contact avec toutes 
les parties" afin de "trouver une solution rapide" à la crise 
politique au Gabon.  
    La France demande aux autorités gabonaises de rendre leur 
liberté de mouvement aux responsables de l'opposition présents 
au quartier général de campagne de Jean Ping, principal opposant 
au président Ali Bongo, dont la réélection à la tête du pays est 
contestée.   
    Dans une déclaration, le ministre français des Affaires 
étrangères, Jean-Marc Ayrault, s'inquiète du "risque 
humanitaire" qui menace les membres de l'opposition.  
    "La situation actuelle des responsables de l'opposition qui 
se trouvent au quartier général de la campagne de M. Jean Ping 
dans des conditions sanitaires difficiles et en dehors de tout 
cadre juridique, présente un risque humanitaire", dit-il, selon 
un communiqué de ces services. 
    "Nous demandons aux autorités gabonaises d'y remédier, de 
manière urgente, en rendant la liberté de leur mouvement aux 
personnes concernées. Ce geste contribuerait par ailleurs à 
l'apaisement", ajoute-t-on.   
    Le ministre ajoute que "les autorités françaises sont en 
contact avec toutes les parties, y compris nos partenaires 
africains et internationaux, afin de trouver une solution rapide 
à cette crise."  
    Concernant le vote, la France réitère son appel à "utiliser 
toutes les voies de recours prévues par la loi en vue d'un 
examen transparent et impartial des résultats de l'élection 
présidentielle pour que la volonté populaire soit respectée." 
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse) 
 
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