Les autorités corses appellent au calme après les heurts de Sisco

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    PARIS, 15 août (Reuters) - Le président du Conseil exécutif 
de Corse, Gilles Simeoni, a appelé lundi à "éviter les logiques 
de tension" après la violente rixe samedi sur une plage de Sisco 
(Haute-Corse) entre des riverains et des familles d'origine 
maghrébine. 
    "Il ne peut pas y avoir une société fondée sur les rapports 
de force, le communautarisme, le rejet de l'autre, et cela vaut 
pour tout le monde", a dit l'élu nationaliste sur France Info.  
    La veille, le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy 
Talamoni avait jugé "légitime" la réaction des habitants de 
Sisco tout en appelant "chacun à garder son sang froid après cet 
épisode qui a entraîné de très fortes tensions en Corse". 
    Il a également demandé sur France Info qu'on ne pratique pas 
"la politique du bouc-émissaire qui relève de l'infamie". 
    Une violente bagarre a éclaté entre des riverains et un 
groupe d'une dizaine de personnes étrangères à la commune, 
blessant cinq personnes et provoquant l'incendie de trois 
véhicules, selon le ministère de l'Intérieur.   
    L'intervention d'une centaine de policiers et de gendarmes a 
été nécessaire pour ramener le calme, de nombreux villageois 
s'étant précipités sur place. 
    Selon Le Monde, une première altercation avait opposé des 
pères de famille de confession musulmane à une personne non 
identifiée - un vacancier, selon les récits de personnes 
présentes sur place - accusée de prendre des clichés de femmes 
en burkini. 
    A la suite de cette rixe, plus de 300 personnes ont défilé 
dimanche après-midi dans les rues de Bastia aux cris de "on est 
chez nous", laissant craindre un risque d'escalade même si la 
manifestation s'est déroulée dans le calme. 
    Selon des manifestants, plusieurs hommes d'origine 
maghrébine sont arrivés après la première altercation, munis de 
hachettes, s'en prenant à un groupe de jeunes gens corses, âgés 
de 15 à 18 ans, qui étaient sur la plage. 
    Jean-Guy Talamoni estime que "la communauté de Sisco a été 
agressée" et a souhaité lui "témoigner (son) soutien". 
    Selon Gilles Simeoni, il y a déjà eu des "replis 
communautaires" ces dernières semaines et "la situation actuelle 
est complexe avec un pic de tension". 
    "On ne peut pas confondre certaines personnes qui se 
comportent mal avec la quasi-totalité de la population 
maghrébine qui vit en Corse de façon apaisée et harmonieuse".  
     
 
 (Gérard Bon) 
 
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