"Les autorisations à usage thérapeutique perturbent l'équité sportive"

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Xavier Bigard, responsable des AUT à l'Agence française de lutte contre le dopage.
Xavier Bigard, responsable des AUT à l'Agence française de lutte contre le dopage.

La vendetta nationale entreprise par des hackers russes contre les instances mondiales du sport depuis le sulfureux rapport McClaren sur le dopage institutionnel en Russie a mis le doigt sur une pratique internationale qui laisse songeur : les autorisations à usage thérapeutique (AUT). Créés en 2007, ces passe-droits permettent aux sportifs de suivre à titre thérapeutique un traitement composé d'une substance pourtant interdite par l'Agence mondiale antidopage (AMA), y compris au moment d'une compétition. Les Fancy Bears, autre nom de ces pirates informatiques vengeurs, cherchent à montrer qu'il s'agit ni plus ni moins d'un dopage légal dont bénéficiaient 127 athlètes présents aux JO de Rio.

Pas facile d'y voir clair sans les lumières de Xavier Bigard, conseiller scientifique responsable des AUT à l'Agence française de lutte contre le dopage et président de la Société française de médecine de l'exercice et du sport.Le Point.fr : L'AUT, c'est une forme de dopage ?

Xavier Bigard : Non, les AUT constituent un système mis en place pour que des sportifs, bien que malades, puissent concourir à des épreuves. Ce n'est pas uniquement une démarche administrative, c'est une procédure objective d'expertise médicale sur la base d'un dossier complet et anonyme qui doit être renseigné avec des informations cliniques, des résultats d'examens biologiques et d'imageries...

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