Les autonomistes français face au référendum catalan

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Le président de l'Assemblée de Corse, l'autonomiste Gilles Simeoni (2e à gauche), réclame pour l'île un statut comparable à celui de la Catalogne actuelle.
Le président de l'Assemblée de Corse, l'autonomiste Gilles Simeoni (2e à gauche), réclame pour l'île un statut comparable à celui de la Catalogne actuelle.

Les régionalismes sont nombreux dans l'Hexagone. Les indépendentantismes moins. Le référendum catalan est-il une source d'inspiration pour ces mouvements ? Tour d'horizon.

Bretagne

Les mouvements régionalistes français préfèrent rester modestes vis-à-vis de leurs confrères espagnols. « En Bretagne, le sentiment nationaliste est très minoritaire », lâche d'entrée Mona Bras, élue au conseil régional de Bretagne et ancienne membre de l'Union démocratique bretonne (UDB). Celle qui se définit comme régionaliste et surtout pas indépendantiste soutient tout de même l'initiative de Carles Puigdemont : « Le corset des États-nations est trop serré. Il ne s'agit pas d'un repli sur soi mais d'un appel à la liberté », analyse-t-elle.

Si elle observe avec intérêt les pérégrinations catalanes, Mona Bras n'est pas dupe sur la situation de la Bretagne : « Nous, on demande surtout le rattachement de la Loire-Atlantique et la reconnaissance de la langue bretonne en parallèle du français. » « Personne ne conteste l'apprentissage du français aux enfants, abonde Paul Molac, député LREM de la 4e circonscription du Morbihan, mais aujourd'hui, on n'a pas le droit de revendiquer son identité bretonne, c'est complètement irrationnel. » L'ancien professeur d'histoire raconte les...

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