Les auteurs auto-édités plébiscitent... l'auto-édition

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S'auto-éditer est pour beaucoup d'auteurs le seul moyen de concrétiser leur rêve. Brian A Jackson/shutterstock.com
S'auto-éditer est pour beaucoup d'auteurs le seul moyen de concrétiser leur rêve. Brian A Jackson/shutterstock.com

(AFP) - Plus d'un écrivain auto-édité sur deux (53%) assure préférer cette formule à l'édition traditionnelle et 82% estiment que cette dernière a perdu de son influence ces dix dernières années, selon une enquête d'Edilivre rendue publique mardi.

Cette étude a été auto-administrée en ligne par cette start-up d'auto-édition et réalisée auprès de 6.047 personnes en France du 19 août au 16 septembre (58,5% d'hommes et 41,5% de femmes) à partir de la base d'auteurs ayant publié depuis 2007 chez Edilivre.

Environ 20% des sondés ont déjà été édités par des maisons traditionnelles, soit avant, soit après, avoir été publiés par Edilivre. "Un institut de sondage n'aurait ciblé que 1.000 personnes et difficilement des auteurs", dit à l'AFP le directeur marketing d'Edilivre Félix Bassous.

Signe des temps et d'un secteur en croissance, la Foire du livre de Francfort, principal rendez-vous mondial de l'édition qui ouvre le 9 octobre, mettra en avant les auto-éditeurs et les start-up. Selon des données croisées d'auto-éditeurs (pas de statistiques officielles à ce jour), l'auto-édition représentait 3% du chiffre d'affaires du marché du livre en France en 2012 et atteignait aux Etats-Unis 17% de parts de marché.

Pourquoi préférer l'auto-édition ? 72% des auteurs français interrogés pensent que les manuscrits envoyés ne sont jamais lus dans l'édition traditionnelle et 83% qu'ils n'auraient aucune chance d'être remarqués, considérant à 46% que les auteurs à succès de ces maisons ont été "probablement pistonnés".

Les auteurs apprécient la liberté de choisir le prix et la composition de leur livre (81%), un meilleur droit de regard sur le rendu final (64%) et plus de transparence par rapport au nombre de ventes réalisées (52%).

Selon l'enquête, 38% refuseraient de passer de l'auto-édition à un éditeur traditionnel s'ils en avaient la possibilité.

"Cela s'explique notamment par les conditions de rémunération avantageuses de l'auteur dans l'auto-édition, avec jusqu'à 20% sur les ventes papier et jusqu'à 70% pour le numérique, contre quelque 5% pour un premier livre chez un éditeur traditionnel", selon M. Bassous.

Pour autant, 51% envisagent difficilement de vivre de leur plume, 32% l'estiment peu probable et 10% n'y croient pas du tout.

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