Les attentes déçues de la Turquie qui accueille Sarkozy

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Ankara estime qu'en ces temps de révoltes, son poids mérite plus qu'une visite éclair.

À Istanbul

À peine quelques articles dans la presse signalent la venue de Nicolas Sarkozy en Turquie vendredi. Un micro-trottoir express à Istanbul semble montrer un même désintérêt à la première visite du président de la République française. «Ah? Non je ne savais pas. Et Carla Bruni, est-ce qu'elle vient? Non? Dommage»... Il y a quelques mois encore, le simple fait de décliner sa nationalité française entraînait une cascade de remarques, nourries d'amertume, sur les raisons de l'obstruction du chef de l'État à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Aujourd'hui, cette quasi indifférence est révélatrice des nouvelles priorités d'Ankara sur son flanc est, renforcées par l'impasse à l'ouest. Les négociations sont aujourd'hui moribondes: seuls trois chapitres peuvent encore être ouverts, tous les autres sont bloqués par Bruxelles, Chypre ou la France.

L'aller-retour éclair de Nicolas Sarkozy, qui atterrit à 13 heures dans la capitale turque

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