Les attentats sont toujours dans nos têtes

le
0
Les attentats sont toujours dans nos têtes
Les attentats sont toujours dans nos têtes

« Après avoir enterré nos morts, il faudra réparer les vivants ! » Ces mots apaisants résonnent encore. C'était ceux de François Hollande, le 27 novembre 2015, lors de l'hommage de la nation rendu dans la cour des Invalides aux victimes des attentats. Six mois après, comment se portent les vivants ? « L'onde de choc est toujours là », constate la psychologue Hélène Romano, spécialiste des traumas de l'enfant (lire ci-dessous). Et cette onde de choc ne concerne pas seulement les familles des victimes. Selon Camille Roth, chercheur au CNRS, au moins sept millions de personnes connaîtraient quelqu'un qui a perdu quelqu'un lors des attentats du 13 novembre. Et si on élargit aux blessés (350 personnes), le total atteint même 18 millions de vies directement ou indirectement touchées.

Parmi ces personnes impactées, de près ou de loin, toutes ne se remettent pas de la même façon de l'épreuve vécue, « ni à la même vitesse, explique Jean-Marc Agostinucci, médecin à la Croix-Rouge de la Seine-Saint-Denis. Une grosse majorité a réussi à passer à autre chose, après seulement quelques nuits difficiles, mais il reste encore des gens qui ont besoin d'un suivi ». Et qui se retrouvent fragilisés chaque fois qu'un événement similaire se produit. Les attentats à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles (Belgique) le 22 mars ont fait durement écho en France. « Ils ont ravivé des blessures psychologiques et, chez certains patients, rallongé leur processus de reconstruction », constate le médecin.

Une chose est sûre, les fusillades du 13 novembre sont toujours présentes dans les têtes. « Quand ils entendent les sirènes d'ambulances ou de police, les gens ont tendance à tout de suite imaginer le pire », remarque le spécialiste. Pour surmonter l'épreuve, le plus efficace reste d'en parler, estime Jean-Marc Agostinucci. En famille, avec les amis, ou si besoin avec un médecin.

 

«Beaucoup de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant