Les attentats et la météo ont pénalisé le marché de la mode

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LE MARCHÉ DE LA MODE A STAGNÉ EN 2015
LE MARCHÉ DE LA MODE A STAGNÉ EN 2015

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le marché français du prêt-à-porter féminin a stagné en 2015, pénalisé en fin d'année par les attentats de Paris et une météo très clémente et peu favorable aux achats de grosses pièces.

Les ventes de mode féminine ont totalisé 10,8 milliards d'euros l'an dernier, comme en 2014, pendant que l'ensemble du marché de l'habillement (homme, enfants compris) grappillait 0,2% en valeur, selon les chiffres publiés mercredi par la Fédération française du prêt-à-porter féminin.

Une hausse des prix de 0,7% est venue compenser une baisse du même ordre en nombre d'unités vendues.

Dans un contexte économique moins défavorable, marqué par une légère hausse de la consommation des ménages (+1,4%) et un pouvoir d'achat favorisé par la baisse du prix de l'énergie, les attentats et la douceur des températures ont eu raison du redressement observé en cours d'année.

Jusqu'à la fin du mois d'octobre, le marché de l'habillement affichait ainsi une progression de 1%, avant de décrocher en novembre et décembre.

La part des achats effectués à prix barrés a quant à elle encore progressé pour atteindre un record à 45,2% des ventes, contre 44,3% en 2014.

Mais, fait nouveau en 2015, la part des soldes a baissé au profit des promotions, en raison de la suppression des soldes flottants et d'une surenchère de promotions et autres ventes "privées" intervenues pour écouler des stocks élevés.

Après trois semaines de rabais, le premier bilan des soldes fait ressortir une baisse des ventes de 2% par rapport à 2014, selon les estimations de l'Institut français de la mode (IFM).

La comparaison avec l'année 2014 est plus significative car les ventes avaient chuté de plus de 10% au début janvier 2015, plombées par les attentats contre Charlie Hebdo.

En 2016, le marché pourrait retrouver des couleurs, selon les estimations de l'IFM, grâce à un environnement économique plus favorable, à l'amélioration du moral des ménages et à une fiscalité "plus neutre".

Premier circuit de distribution, les chaînes spécialisées comme l'espagnole Zara (groupe Inditex) ou la suédoise H&M, ont vu leur part de marché légèrement reculer (-0,3 point), comme les multimarques et les enseignes de grande diffusion (Kiabi, La Halle, C&A).

A l'inverse, les ventes en ligne et les grands magasins ont gagné du terrain.

(Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot)

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