Les attaques contre Trump continuent pendant le débat républicain

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    par Steve Holland 
    DETROIT, 4 mars (Reuters) - Les adversaires de Donald Trump 
pour l'investiture républicaine en vue de l'élection 
présidentielle de novembre aux Etats-Unis ont multiplié les 
attaques contre le milliardaire new-yorkais pendant le débat 
entre les candidats du "Grand Old Party" jeudi soir à Détroit. 
    Le parti républicain cherche désespérément une réponse aux 
succès répétés dans les urnes de Trump, un homme qui n'est pas 
issu du sérail mais qui, à coup de provocations, fait largement 
la course en tête depuis le début des primaires. 
    L'enjeu pour les dirigeants républicains est d'empêcher 
Trump, 69 ans, de s'imposer le 15 mars en Floride et dans 
l'Ohio, deux Etats qui lui ouvriraient grand les portes de 
l'investiture s'ils tombaient dans son escarcelle. 
    Jeudi, l'ancien candidat à la présidentielle Mitt Romney 
s'en est à son tour pris à celui qu'il a qualifié tour à tour de 
"misogyne" ou d'"imposteur", laissant entendre qu'il conduirait 
les Etats-Unis à la catastrophe s'il arrivait à la Maison 
blanche.   
    Selon la chaîne CNN, qui cite une source proche du parti, 
Romney manoeuvre par ailleurs pour empêcher Trump d'obtenir 
l'investiture en provoquant une "convention négociée", qui 
éviterait d'avoir à s'en remettre au vote des délégués désignés 
pendant les primaires.   
    Lors du débat diffusé sur Fox News, Trump a dû se défendre 
contre les critiques de Romney, mais aussi de nouvelles attaques 
du sénateur de Floride Marco Rubio, qui lui a demandé pourquoi 
il n'avait pas relocalisé aux Etats-Unis ses activités textiles 
en Chine et au Mexique, lui qui répète depuis le début de la 
campagne qu'il va créer des emplois pour les Américains. 
     
    "TU ES UN MENTEUR" 
    "Ce petit homme dit tellement de mensonges", a répondu 
Trump, qui aime qualifier son rival de "poids léger", en 
assurant avoir ramené aux Etats-Unis une partie de ses 
activités. 
    Le sénateur du Texas Ted Cruz a de son côté laissé entendre 
que Trump serait le pire candidat possible pour battre Hillary 
Clinton, pratiquement assurée d'obtenir l'investiture dans le 
camp démocrate, puisqu'il a financé par le passé les activités 
de l'ex-sénatrice de New York. 
    "C'était pour le bien de mes affaires", a rétorqué le magnat 
de l'immobilier. "Laissez-moi vous dire une chose, Ted, la 
dernière personne que Hillary Clinton veut affronter, c'est 
Donald Trump", a-t-il affirmé. 
    Rubio et Cruz ont aussi remis la table la question de 
l'interview accordée par Trump à l'équipe éditoriale du New York 
Times le 5 janvier, pendant laquelle il aurait dit qu'il ne 
fallait pas prendre au sérieux ses propositions en matière de 
lutte contre l'immigration, comme la construction d'un mur le 
long de la frontière mexicaine ou l'expulsion de tous les 
clandestins. 
    Les adversaires du milliardaire l'appellent depuis le début 
de la semaine à demander la diffusion de l'enregistrement de la 
conversation "off the record", le journal ayant dit qu'il ne le 
ferait pas sans cela, mais Trump a jusqu'à présent fait la 
sourde oreille. 
    "Diffuse l'enregistrement", a lancé à nouveau Cruz à Trump 
pendant le débat. 
    "Tu es un menteur", lui a répondu ce dernier.     
     
 
 (Tangi Salaün pour le service français) 
 )
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