Les assureurs s'engagent pour une politique d'épargne à long terme

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(NEWSManagers.com) - La FFSA (Fédération française des sociétés d'assurances) et l'Ania (Association italienne des sociétés d'assurances) ont signé le 4 avril un manifeste commun expliquant les raisons de soutenir l'épargne longue en Europe et les moyens pour y parvenir. A quelques semaines de l'élection présidentielle française, à un an des élections législatives italiennes et alors que la directive européenne Omnibus 2 (qui complète la directive Solvabilité 2) est en négociation à Bruxelles, les assureurs ont estimé qu'il était important " de faire entendre leur voix, et de donner leur vision d'une stratégie économique et sociale moderne, reposant sur une politique de l'épargne et de l'investissement orientée vers le long terme" , souligne un communiqué .

Dans le " Manifeste pour une politique d'épargne à long terme" , les assureurs français et italiens invitent les pays européens à " considérer le long terme comme une priorité économique" pour sortir de la crise économique et financière majeure qu'ils traversent. " Il est nécessaire de soutenir le développement de l'épargne de long terme dans les économies européennes, afin, d'une part, de protéger les ménages contre des risques liés notamment au vieillissement, d'autre part, de réaliser les investissements dont nos économies ont besoin pour soutenir la croissance économique" , écrivent-ils.

Pour soutenir l'épargne longue, les assureurs français et italiens appellent les gouvernements à " s'abstenir de toute aggravation de la taxation de l'assurance vie" et à encourager fiscalement la constitution d'une épargne longue. Dans le rapport, il est rappelé que la fiscalité de l'assurance vie favorise l'épargne de long terme, la taxation des intérêts perçus diminuant avec le temps (35% pour les contrats détenus depuis moins de 4 ans, 15 % pour ceux détenus entre 4 et 8 ans et 7,5 % au-delà de 8 ans).
Les assureurs demandent également " que les normes prudentielles (Solvabilité 2) et comptables n'entravent pas leur capacité à investir dans le long terme" . Or, avec Solvabilité 2, le niveau des capitaux propres des assureurs devra être proportionnel au risque des actifs qu'ils détiennent : plus un actif est risqué, et plus l'exigence en capitaux propres devra être élevée. " Les charges en capital s'avèrent particulièrement lourdes pour les investissements dans les entreprises et les infrastructures " , notent les auteurs du rapport.

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  • marshaka le mercredi 11 avr 2012 à 14:56

    Encore un lobby qui preche pour sa paroisse