Les assurances scolaires dopées par la réforme

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Avec la réforme des rythmes scolaires, les élèves participeront à des activités périscolaires après l'école. Ils devront donc être assurés. Pour séduire les familles, la MAE gèle le tarif de son assurance-scolaire de base.

À la rentrée prochaine, 22% des enfants iront à nouveau à l'école quatre jours et demi par semaine. 18,6% des communes ont en effet décidé d'appliquer la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013, les autres préférant attendre 2014. Les journées des enfants qui s'installeront sur les bancs de l'école le mercredi matin, seront à l'avenir plus courtes. Et des activités périscolaires (artistiques, culturelles ou sportives), seront mises en place par les communes en fin d'après-midi. Les enfants qui y participeront devront donc être assurés. La souscription d'une assurance scolaire a beau ne pas être obligatoire, il faut que l'enfant soit assuré d'une manière ou d'une autre pour participer à des sorties scolaires facultatives et aux activités périscolaires.

Certains assureurs, comme la MAE, sont d'ores et déjà dans les starting-blocks pour assurer ces enfants de maternelle et du primaire, dont le rythme scolaire changera à la rentrée. D'autant que depuis quelques années, cet assurance est au centre d'une vive concurrence entre les acteurs du marché. Le leader historique de l'assurance scolaire, avec plus de huit millions d'enfants couverts, a donc décidé pour la rentrée prochaine de geler le tarif de son assurance de base à 9,9 euros. Les prix des autres contrats sont en revanche majorés. L'an dernier, l'assureur a constaté un changement de comportement de la part des familles, qui ont souscrit des contrats moins haut de gamme que les années précédentes. «C'est sans doute lié au contexte économique», souligne Edgard Mathias, président de la MAE.

Garanties étoffées

Le spécialiste du secteur a également décidé d'étoffer son offre pour séduire les parents. «Nous avons renforcé les garanties de nos formules 24/24 Simple et 24/24 Plus (NDRL: haut de gamme) en prenant en compte la violence qui se développerait à l'école», explique Edgard Mathias, rappelant que certains de ses contrats assurent les enfants contre le racket depuis 2001. Les nouvelles garanties visent donc à renforcer ces couvertures avec un suivi psychologique de l'élève agressé (remboursement de cinq consultations dans la limite de 40 euros chacune), le remplacement des clés et des vêtements en cas d'agression ou de racket et l'indemnisation du cartable ou des fournitures scolaires en cas de vol. En revanche, l'assureur ne couvre pas le vol de mobile, d'ordinateur ou de tablette. Les garanties «racket» se sont multipliées ces dernières années. Axa en propose depuis 2007 et à la dernière rentrée scolaire, certains assureurs comme Matmut, les ont mises en avant pour attirer des clients. Pourtant, ces garanties sont peu utilisées. En 2011/2012, la garantie «dommages aux biens en cas d'agression» de la MAE, a été sollicitée 70 fois seulement.

En prenant les devants près de trois mois avant la rentrée des classes, la MAE lance plus tôt que d'habitude la guerre commerciale sur les assurances scolaires. Elle s'annonce cette année plus intense, pour le plus grand bénéfice des assurés.

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  • gnapi le lundi 10 juin 2013 à 16:48

    Enfin les assurances scolaires dopées ... j'ai un doute. Les heures sont redistribuées - foutant un beau boxon au passage - mais sur le fond le besoin d'assurance n'a pas changé.Et puis ... cela ne concerne que 22% des élèves (alors que les collectivités territoriales aux mains de la majorité sont bien plus nombreuses ... hin hin).

  • gnapi le lundi 10 juin 2013 à 16:47

    Non. Mais dans la société égalitariste que l'on veut instituer, les pauvres victimes de la société seront toujours excusées avec à la clé toujours plus de redistribution, directe ou indirecte, et les réticences d'enregistrer les plaintes se feront plus pressantes.

  • couronee le lundi 10 juin 2013 à 07:25

    Vous plaisantez? Des assurances anti-racket? Suis-je le seul à penser que la seule assurance contre ce type d'exactions est d'un autre niveau?