Les assurances de portables déçoivent

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Alors que les litiges augmentent, les assureurs mettent en place de nouvelles offres.

Indispensables smartphones et tablettes... À en croire les professionnels du secteur, pas moins de 6 millions de ces précieux terminaux seraient assurés en France. En tête des intentions d'achat pour Noël, ces bijoux de technologie devraient se vendre respectivement à 13,3 et 3 millions d'exemplaires cette année (selon le cabinet GfK) et le coût moyen par appareil ne cesse de progresser. Pourtant, si le taux d'assurance de ces produits nomades augmente, le service apporté au consommateur pâtit d'une image peu reluisante.

Dans son dernier rapport, le médiateur de la FFSA (Fédération française des sociétés d'assurances) note une importante multiplication des litiges. Il relève aussi que ces contrats sont «relativement onéreux» alors que «souvent, les garanties accordées aux assurés sont limitées». Principal reproche formulé à ces assurances: la mauvaise qualité des informations fournies par le vendeur de téléphone ou de tablette lorsqu'il propose une assurance. Or pour ces garanties dont le coût peut varier de 40 à plus de 150 euros par an, les exclusions sont très nombreuses et les conditions à réunir, draconiennes.

Le leader de ce marché, le courtier SPB, affiche quant à lui une santé insolente, multipliant les acquisitions de sociétés et développant ses implantations à travers l'Europe. «Bon nombre de ces appareils sont devenus indispensables et, pour les clients, la continuité du service est essentielle, souligne Stéphane Savalle, cofondateur du club AssurN'co, qui réunit les professionnels du secteur. À eux seuls, les opérateurs téléphoniques gèrent 400.000 sinistres par an, nous ne passons donc pas notre temps à refuser d'indemniser.»

L'offensive des banques et des assureurs

Après le boom des assurances de téléphones vendues en boutique et chez les opérateurs, les banques et les assureurs ont voulu reprendre la main. Leur arme? Une assurance englobant tous les appareils nomades d'un même foyer. La GMF en propose, tout comme Darty ainsi que bon nombre de banques, qui en font une option de leur multirisque habitation. Un principe séduisant permettant de payer une seule prime quel que soit le nombre d'engins à couvrir. Mieux vaut pourtant rentrer dans le détail pour savoir ce qui peut être couvert. Pour Mobileo 2, par exemple, l'assurance à 7 euros par mois commercialisée par BNP Paribas, la garantie est limitée à 1500 euros et deux sinistres par an avec un plafond de 400 euros en téléphonie et 250 euros pour les communications frauduleuses.

«La tendance actuelle est de communiquer de plus en plus sur le service complémentaire plutôt que sur la seule assurance», précise Stéphane Savalle. Au-delà des remboursements qui fâchent, ces assurances proposent une assistance et des solutions technologiques intéressantes comme la récupération de données (contacts, photos) dans un appareil cassé pour les réinjecter dans un nouvel appareil ou l'effacement à distance du contenu d'un téléphone volé. À l'avenir, les enjeux porteront sur la sécurité numérique et l'usurpation d'identité.

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  • frk987 le mardi 11 déc 2012 à 10:23

    Parlons seulement de la garantie : une certaine marque a des lecteurs de cartes sim qui n'acceptent pas la dilatation dûe à la chaleur de la carte sim et fait "exploser" le lecteur. Garantie : non pris en charge...............(en tout petits caractères....).Les assurances sont de la même veine.

  • M9164495 le mardi 11 déc 2012 à 09:51

    Ya pas pire que les assurances de téléphone et leur "résultant d'une cause extérieure, soudaine et imprévisible". En résumé on vous assure contre un risque qui ne se matérialisera jamais dans la vraie vie.