Les assassins présumés du policier tué à Vitrolles écroués

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MARSEILLE (Reuters) - Les assassins présumés d'un policier mortellement blessé en novembre dernier lors d'une fusillade à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) ont été mis en examen et incarcérés dans la nuit, a-t-on appris vendredi de source proche de l'enquête.

Six personnes au total, dont quatre hommes présents dans la voiture prise en chasse par les policiers avant la fusillade avec les forces de l'ordre, ont été mises en examen.

Quatre d'entre elles ont été mises en examen pour "meurtre aggravé sur un policier, tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique, infraction à la législation des armes, vol et recel de véhicules et association de malfaiteurs.

Elles ont été incarcérées dans différents centres pénitentiaires de la région. Les deux dernières, qui sont poursuivies pour "association de malfaiteurs, ont été relâchées sous contrôle judiciaire.

"Les quatre personnes écrouées semblent être le noyau dur de l'équipe. L'instruction va déterminer et préciser le rôle de chacune d'entre elles", a déclaré à la presse la procureure de la République d'Aix-en-Provence, Dominique Moyal.

La magistrate a ajouté que le tireur qui a abattu le policier se trouvait probablement parmi les personnes écrouées.

Selon les enquêteurs, les meurtriers présumés ont notamment été confondus par des traces génétiques laissés dans le véhicule et sur les lieux de plusieurs effractions commises par le gang.

""Ils ont été ciblés par rapport à ces vols avec effraction commis sur un mode opératoire très spécifique", a confirmé le directeur adjoint de la police judiciaire, Christian Sivy.

Touché à la tête et à l'abdomen par une rafale de kalachnikov le 28 novembre, un policier, Eric Lales, membre de la Brigade anti-criminalité (Bac) d'Aix-en-Provence, avait succombé à ses blessures dix jours plus tard.

Le policier, qui était âgé de 37 ans, participait à la course poursuite pour tenter d'intercepter des malfaiteurs soupçonnés de piller des entrepôts de la région marseillaise.

Sa mort avait suscité une vive émotion parmi les policiers, choqués par l'utilisation d'armes de guerre pour un simple vol de produits surgelés. L'un des truands avait été accidentellement abattu par l'un de ses complices.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse

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  • grossard le vendredi 20 avr 2012 à 14:36

    Je trouve nauséabond ces journalistes qui rédigent des articles avec leur pied et qui orientent l'information. QUid des truands ? De quel milieu sont ils issues, Sont ils des récidivistes ? Quid QUid Quid, tant de questions auxquels un bon journaliste aurait répondu mais là on n'est pas dans le journalisme mais dans l'absence d'intelligence journalistique !!