Les armes responsables des tensions raciales aux Etats-Unis-Obama

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    VARSOVIE, 9 juillet (Reuters) - Barack Obama a promis samedi 
d'essayer de trouver les moyens d'apaiser les tensions raciales 
et d'améliorer les relations entre la police et les minorités 
pendant le temps qu'il lui reste comme président des Etats-Unis. 
    Obama s'exprimait après la mort de cinq policiers abattus 
jeudi soir par un sniper dans le centre de Dallas qui affirmait 
avoir agi en représailles à la mort de deux Afro-Américains tués 
par des policiers dans le Minnesota et en Louisiane au cours de 
la semaine écoulée. 
    Premier président noir des Etats-Unis, Barack Obama s'est 
souvent exprimé pendant ces deux mandats sur la question raciale 
et sur celle d'un renforcement du contrôle des ventes d'armes à 
feu mais il n'est pas parvenu à limiter les violences aux 
Etats-Unis. 
    Le chef de l'Etat américain a salué les efforts menés par la 
police de Dallas pour limiter le taux de criminalité et tenir 
compte des doléances des communautés raciales. Ces démarches 
devraient inspirer la prise de "mesures constructives" dans les 
prochaines semaines, a-t-il dit. 
    "C'est l'état d'esprit que nous devons tous adopter. C'est 
l'état d'esprit que je veux bâtir", a-t-il expliqué devant la 
presse à Varsovie où il participait à un sommet de l'Otan. 
    Selon lui, le principal problème de la violence meurtrière 
dans son pays reste liée à un contrôle insuffisant des ventes 
d'armes à feu, un sujet sur lequel les républicains, 
majoritaires dans les deux chambres du Congrès, ne veulent pas 
de restrictions supplémentaires. 
    Il semble très peu probable qu'il propose aux parlementaires 
américains un nouveau texte de loi limitant la vente d'armes à 
feu d'ici la fin de son mandat en janvier. 
    Les élus se sont déjà opposés à trois mesures déposées après 
la tuerie survenue le 12 juin dans un club gay d'Orlando qui 
avait coûté la vie à 49 personnes. 
    Obama a souhaité que ses mandats de chef de l'Etat aient pu 
inciter les Américains à mieux s'entendre et à comprendre la 
difficile question raciale dans son pays. 
    "Les conséquences de l'esclavage et la discrimination n'ont 
pas disparu d'un seul coup après l'adoption de la loi sur les 
droits civiques ou après l'élection de Barack Obama", a-t-il 
reconnu. 
     
     
 
 (Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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