Les appels d'Israël aux élus US également écoutés par la NSA-WSJ

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    WASHINGTON, 30 décembre (Reuters) - Les écoutes à l'étranger 
de la National Security Agency (NSA) américaine ont aussi porté 
sur des conversations téléphoniques entre de hauts responsables 
israéliens et des élus du Congrès américain et des groupes juifs 
américains, rapporte le Wall Street Journal mardi. 
    Les responsables de la Maison blanche ont estimé que 
l'information interceptée pourrait être utile pour contrer la 
campagne du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu contre 
l'accord nucléaire conclu entre l'Iran et les grandes 
puissances, selon les responsables américains cités par le WSJ. 
    Les écoutes de la NSA ont permis à la Maison blanche 
d'apprendre comment Netanyahu et ses conseillers avaient fait 
fuiter des détails sur les négociations entre les Etats-Unis et 
l'Iran et sur le projet d'Israël de monter le Congrès des 
Etats-Unis contre cet accord, rapporte le quotidien économique. 
    L'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Ron Dermer, est 
présenté comme ayant fourni à un certain nombre de groupes juifs 
américains des arguments à faire valoir auprès des élus 
américains, précise le WSJ. 
    Prié de réagir après cet article, un porte-parole du Conseil 
de sécurité nationale de la Maison blanche a déclaré : "Nous ne 
menons pas d'activité de surveillance en matière de 
renseignement étranger à moins qu'il y ait un objectif de 
sécurité nationale précis et validé. Cela s'applique aux 
citoyens ordinaires comme aux dirigeants mondiaux." 
    Après les révélations de l'ancien consultant de la NSA 
Edward Snowden sur les opérations d'espionnage de l'agence, le 
président Barack Obama a annoncé en janvier 2014 que les 
Etats-Unis renonceraient à mettre sur écoute des dirigeants 
considérés comme amis. 
    Ce fut le cas pour le président français François Hollande 
et pour la chancelière allemande Angela Merkel. En revanche, le 
président américain a maintenu la surveillance de Benjamin 
Netanyahu, indique le Wall Street Journal. 
    Une directive de 2011 de la NSA prévoit la destruction après 
interception des communications directes entre les cibles 
étrangères du renseignement et les membres du Congrès des 
Etats-Unis. Mais le directeur de la NSA peut décider d'une 
exception s'il estime que ces communications contiennent "des 
renseignements étrangers importants", dit le Wall Street 
Journal. 
 
 (Eric Beech; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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