Les appels au cessez-le-feu ignorés dans la capitale libyenne

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TRIPOLI, 17 août (Reuters) - Les appels lancés par la communauté internationale pour un cessez-feu ont été ignorés dans la capitale libyenne Tripoli où des factions armées rivales se sont à nouveau affrontées dans plusieurs quartiers dimanche. Des milices de la ville de Misrata se sont heurtées à des brigades de combattants de Zentane pour tenter de prendre le contrôle de la ville dans les combats les plus meurtriers recensés depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Des fusillades et des tirs d'artillerie ont été entendus tout au long de la journée de dimanche près de l'aéroport et dans d'autres secteurs mais les échanges semblaient moins nourris que la veille où l'ensemble de la ville s'est transformée en champ de bataille. La violence des combats a contraint les Nations unies et les gouvernements occidentaux à évacuer leurs personnels diplomatiques présents dans la capitale. La Mission des Nations unies en Libye a déclaré dans un communiqué "profondément regretter qu'il n'y ait eu aucune réponse aux appels internationaux et à ses efforts en faveur d'un cessez-le-feu immédiat". "La Mission prévient que la poursuite des combats pose une grave menace sur le processus politique en Libye ainsi que sur la sécurité et la stabilité du pays", ajoute le texte. Vendredi, le nouvel envoyé spécial de l'Onu Bernadino Leon, qui doit officiellement prendre ses fonctions le 1er septembre, a annoncé qu'il espérait obtenir une fin des affrontements et qu'il pourrait se rendre à Tripoli dès la semaine prochaine. La plupart des combats se déroulent autour de l'aéroport de Tripoli dont les brigades de Zentane ont pris le contrôle depuis leur arrivée dans la capitale lors de la guerre civile de 2011. (Heba al-Shibani; Pierre Sérisier pour le service français) ;))

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