Les années italiennes de Reynald Pedros

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Les années italiennes de Reynald Pedros
Les années italiennes de Reynald Pedros

Napoli-Parma ou deux équipes historiques de la Botte qui s'affrontent. Ce sont aussi les deux équipes italiennes de Reynad Pedros où il a vécu galère sur galère.

Une carrière se joue à rien, et Reynald Pedros le sait. Il s'est confié dans une autobiographie parue en 2012 et dont le titre dit tout : Le Complexe du Canari. Ces joueurs issus du moule de l'école nantaise et incapables de reproduire les mêmes performances une fois qu'ils prennent leur envol. L'Italie, Pedros la découvre en février 1997 en signant à Parme, alors entraîné par Ancelotti : "Un coach avec qui j'ai d'excellents rapports, quelqu'un de très honnête. Il aime faire évoluer l'équipe en 4-4-2 et m'a pris pour me faire jouer sur l'aile gauche. Mais je me blesse de suite et je n'arrive à jouer que les quatre derniers matchs de la saison." Nous sommes à l'été 1997, à un an du Mondial qui se déroule en France et c'est là que la carrière de Pedros arrive à un carrefour important. Jacquet est clair, seuls les titulaires en club seront retenus : "J'ai demandé à Ancelotti comment se présentait la situation, il m'a répondu : "Le turnover va s'installer très vite, tu joueras un ou deux matchs sur trois. Je sais que tu as l'échéance du Mondial, c'est toi qui décides, mais tu peux rester ici."" Pedros joue et marque même un but lors de la victoire 4-0 contre Lodz en préliminaires de la Champions League, puis devant l'arrivée de Blomquist et Fiore, il décide de privilégier le temps de jeu et opte pour Naples après avoir longtemps hésité. Vogue la galère.
Le folklore napolitain
Il n'y reste que de septembre à novembre, le temps de découvrir un bordel sans nom : "L'entraînement se déroule sur un terrain sécurisé, derrière une porte blindée, dans un quartier dont la violence quotidienne apparente frise la folie. Joueurs et dirigeants me mettent immédiatement au parfum : il faut veiller à ne pas garer sa voiture n'importe où, rester dans son hôtel et ne pas sortir seul en ville." Ça, c'est une chose, mais Pedros est avant tout venu pour jouer : "L'entraîneur Bortolo Mutti m'ignore complètement et me fait clairement comprendre qu'il ne compte pas sur moi. Je sais alors que je ne serai pas titulaire indiscutable comme les dirigeants l'ont laissé entendre." L'ancien Nantais croise un certain Prunier : "Nous devenons vite inséparables, liés par l'incommensurable galère dans laquelle nous nous retrouvons. Je me souviens à table, avec lui et le Belge Crasson, de nos fous rires nerveux dus à notre situation piteuse et ubuesque....


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