Les années Barroso, un héritage lourd à porter

le
7
José Manuel Barroso, au siège de la Commission européenne, à Bruxelles, le 30 octobre 2014.
José Manuel Barroso, au siège de la Commission européenne, à Bruxelles, le 30 octobre 2014.

Le pantouflage chez Goldman Sachs de l’ex-patron de la Commission fait jaser et les langues se délient. Sans conviction ni vision, M. Barroso a laissé la technostructure imposer ses vues, déplorent des Européens.

Mercredi 12 octobre, 11 heures du matin, devant le Berlaymont, le siège de la Commission européenne à Bruxelles. Une poignée de retraités de la fonction publique européenne sont venus officiellement remettre à Jean-Claude Juncker la pétition en ligne – désormais signée par 150 000 internautes – contre le scandale du pantouflage de l’ex-président de la Commission José Manuel Barroso chez Goldman Sachs. Le comité d’éthique de l’institution communautaire est censé statuer sur ce « transfert » dans les semaines qui viennent.

Les vrais initiateurs de la pétition se sont faits discrets, et pour cause : ce sont des fonctionnaires européens en activité et ils craignent pour leur carrière. Lancer une telle initiative ne va pas de soi dans une corporation liée par un devoir de réserve et viscéralement européenne. Mais l’affaire Barroso a vaincu leurs réticences : « Il nous salit tous », témoignait un des initiateurs rencontré en septembre.

De fait, annoncé en juillet, le débauchage de l’ancien patron de la Commission, qui a fait deux mandats (de 2004 à 2014), par la plus grande banque d’affaires du monde est « indéfendable », avouent en privé des décideurs européens de premier plan : les pratiques de l’enseigne américaine ont contribué à la crise des subprimes et au naufrage de la Grèce, qui ont failli emporter l’euro. De surcroît, la nouvelle recrue sera chargée depuis Londres de gérer les conséquences du… Brexit. « C’est inacceptable moralement », dit un commissaire de l’équipe J...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • b.renie il y a un mois

    Sans conviction ni vision, M. Barroso a laissé la technostructure imposer ses vues, déplorent des Européens. Et JC Juncker est de la même eau Avec Michel Barnier cela aurait été autre chose. Mais la politique en a décidé autrement. Pauvre Europe maltraitée sauf dans les discours. Ce qui se passe en UK démontre que l'Europe est riche de potentialités qui ne sont pas utilisées pas même mises en exergue.

  • miseric0 il y a un mois

    ERRATUM / remplacer JESUS par l' UE (avec les excuses du stenotypiste pour l' erreur de relecture )

  • miseric0 il y a un mois

    BAROSSO merite ses TRENTE DENIERS ! ...... c'est quand même lui qui a livré JESUS à goldman sachs , faut pas l'oublier !

  • DADA40 il y a un mois

    Et si on condamnait GS à verser 1000 milliards de dommages et intérêts à l'Europe pour pratiques frauduleuses?

  • Neova il y a un mois

    Goldman Sachs ne s'est pas subitement intéressé à Barroso. Cet individu est un corrompu parmi tant d'autres à la solde de Goldman Sachs. Il est le porteur du CETA que le Canada est sur le point de faire signer en Europe avec une application provisoire à effet immédiat avant même que les parlementaires ne se prononcent au niveau national. Je suis de plus en plus dégoûtée de tout ce cirque et de plus en plus tentée à voter pour l'extrême-droite pour le faire entendre

  • guerber3 il y a un mois

    Etre dans le " deep state " : plus besoin d' électeurs, seulement besoin de contribuables payant...!

  • guerber3 il y a un mois

    Le but : trouver le bon fromage et y rester puis changer de fromage...parce que toujours dans le même : ça pue...!