Les Anglais veulent croire en leur bonne étoile

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Les Anglais veulent croire en leur bonne étoile
Les Anglais veulent croire en leur bonne étoile

Malgré leur défaite face aux Gallois (25-28), les Anglais veulent croire, plus que jamais, en leur qualification pour les quarts de finale.

Les Anglais ne sont pas prêts à rendre les armes. Après sa défaite face au pays de Galles (25-28), le XV de la Rose veut croire, plus que jamais, en ses chances de qualification pour les quarts de finale de « sa » Coupe du Monde. « Je suis convaincu que nous allons nous qualifier, a d’ailleurs assuré le talonneur Tom Youngs. Ce qui me donne confiance, c’est tout le travail acharné que nous avons fourni au cours des douze à treize dernières semaines et tout le travail que nous avons fait avant cela. Nous sommes un groupe uni. C’est un défi, nous l’acceptons et l’attendons avec impatience. » Un défi de taille puisqu’il s’agit, tout simplement, pour les Anglais, d’éviter l’humiliation d’être le premier pays hôte d’une Coupe du monde à être éliminé à l’issue des phases de poule !

Les Anglais ont-ils de réelles raisons d’espérer ? Force est de constater que les coéquipiers de Tom Youngs ont grillé un joker samedi soir. Pire, c’est désormais face à l’ogre australien, qui a sévèrement puni l’Uruguay (63-3) ce dimanche, qu’ils joueront leur destin le 3 octobre prochain. Des Wallabies intraitables qui, après leur triomphe lors du Four Nations en août dernier, entendent désormais décrocher une troisième Coupe du monde.

Quatre victoires en cinq matchs contre l’Australie

Reste à savoir ce que vaut cette équipe d’Australie face à une équipe de l’Hémisphère Nord. Car, malgré leurs deux succès en autant de rencontres dans cette Coupe du monde, les Australiens n’ont pas toujours convaincu, faisant souvent preuve de maladresses et d’indiscipline. Autant d’errements qui pourraient être sévèrement sanctionnés par la botte d’un Owen Farrell retrouvé, le buteur anglais ayant réussi un sans-faute samedi soir face aux Gallois. Mieux, le duo Owen Farrell-Ben Youngs à la charnière a été l’une des rares satisfactions du XV de la Rose et cette association peut augurer de bonnes surprises dans un avenir proche. Les Anglais pourront également sur l’impact de leur mêlée et leur conquête en touche, comme ils ont prouvé face aux Gallois samedi soir.

Pour battre l’Australie, les Anglais font également devoir faire preuve plus de discipline et éviter de donner trop de pénalités à l’adversaire, comme ils ont pu le faire contre les Gallois. Surtout, la sélection anglaise devra prouver qu’elle est capable de jouer avec intensité, engagement et sacrifices pendant 80 minutes, et non pendant 60 minutes seulement comme ce fut également le cas contre les Gallois. S’ils parviennent à nettoyer leur jeu de toutes ces scories, les Anglais auront, peut-être, l’opportunité de faire douter la sélection australienne. Le XV de la Rose peut aussi se rassurer en se rappelant qu’il reste sur deux victoires consécutives contre ces mêmes Australiens en 2014 (26-17) et en 2013 (20-13), deux matchs joués à Twickenham. Mieux, sur leurs cinq dernières confrontations depuis 2010, les Anglais restent sur quatre victoires pour une seule défaite.

Des Gallois décimés par les blessures

Pour espérer voir les quarts de finale, les Anglais doivent aussi, et surtout, compter sur un faux-pas du pays de Galles contre les Fidji puis contre l’Uruguay. Des Diables Rouges décimés par les blessures. Déjà privés de plusieurs cadres blessés avant même le début de la Coupe du monde – Leigh Halfpenny, Jonathan Davies – la sélection galloise va désormais devoir, très probablement, se passer de trois nouveaux joueurs majeurs : l’arrière Liam Williams (commotion), le centre Scott Williams (genou) et, enfin, l’ailier Hallam Amos (l’épaule). Autant d’absences qui pourraient s’avérer préjudiciable à l’heure de faire face au défi physique qu’imposeront les Fidji et l’Australie. Si les Gallois laissent filer des points de bonus en route, leurs chances de qualification pour les quarts de finale pourraient bien s’envoler en cas de succès anglais contre l’Australie.

Autant dire que les derniers matchs de cette poule A vont se jouer sur des détails et que chaque point vaudra de l’or. A l’issue de la rencontre contre les Gallois, Stuart Lancaster, le sélectionneur du XV anglais, laissait clairement entendre que son équipe n’avait pas nécessairement hypothéqué son avenir dans la compétition. « Beaucoup de choses peuvent encore arriver, a-t-il avancé. La France a perdu deux matchs de poule en 2011 (contre la Nouvelle-Zélande et Tonga, NDLR) et est arrivée en finale. » L’équation est toutefois plus compliquée pour le XV de la Rose qui doit aussi apprendre à vivre avec un pression populaire et médiatique sans précédent.

Thomas CARLAT

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