Les amoureux optent de moins en moins pour un nouveau nid

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INFOGRAPHIE - Alors que la cohabitation est solidement installée chez les jeunes couples, ils emménagent de plus en plus fréquemment chez l’homme, délaissant un peu le choix d’un nouveau logement commun.

Pas facile pour les tourtereaux de se trouver un nouveau nid. A en croire la dernière étude de l’Ined (Institut national d’études démographiques) sur «la première vie en couple», la crise du logement n’épargne pas les amoureux. L’organisme relève que si la cohabitation avant le mariage s’est totalement installée dans les moeurs par rapport aux années 60, s’installer ensemble dans une nouvelle adresse est désormais moins fréquent qu’auparavant.

A peine la moitié des sondés de la génération 1978-1982 optent ainsi pour un nouveau logement commun alors que 68% des femmes et 67% des hommes de la génération 1948-1952 font de même (voir graphique ci-dessous). Un recul qui profite aux «coucous», ceux qui choisissent de s’installer dans le nid de l’un ou l’autre des conjoints. Emménager au domicile de monsieur reste bien plus courant (un peu plus du quart des hommes et des femmes nés vers 1980) alors que l’installation du couple chez la femme progresse tout en restant moins répandue (environ 10% chez les personnes nées vers 1950 contre 16% chez les plus jeunes).

Cette évolution, les deux auteurs de l’étude, Wilfried Rault et Arnaud Régnier-Loilier l’expliquent notamment par le fait qu’il est aujourd’hui beaucoup plus rare que par le passé que les deux conjoints aient un emploi dès le début de leur relation. Alors que ce cas de figure se présente pour 66 % des femmes et 54 % des hommes dans les générations d’après-guerre, chez les plus jeunes ce n’est le cas que pour 31% des hommes et 34% des femmes.

Entre l’allongement de la durée des études des femmes et le fait que les femmes en couples restent toujours sensiblement plus jeunes que les hommes, la situation la plus courante est celle où l’homme est en emploi alors que la femme est étudiante. Ce cas de figure est mentionné par 27% des hommes et 24% des femmes issus des plus jeunes générations alors que la situation inverse ne concerne que 3% des cas. «Cette asymétrie trouve son prolongement dans la façon d’emménager à deux», estiment les auteurs de l’enquête pour expliquer que l’installation se fait majoritairement chez l’homme.

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