Les Américains boivent moins de sodas

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Le marché des boissons gazeuses classiques ralentit depuis 2005 aux États-Unis. Les Américains se tournent davantage vers les boissons énergisantes et l'eau en bouteille.

Les Américains resteront-ils les premiers consommateurs de sodas au monde encore longtemps? La question se pose alors que la consommation annuelle ne cesse de reculer outre-Atlantique, depuis 2005. D'après le magazine spécialisé Beverage Digest , les ventes totales de ces boissons gazeuses ont baissé de 1,2% à 9,16 milliards de caisses de boissons, après un recul de 1% en 2011 et de 0,5% en 2010.

Si l'ampleur de la baisse paraît symbolique, elle révèle une tendance de fond d'après le magazine. L'an dernier, la consommation est ainsi retombée à son niveau de 1996. Par habitant, elle touche un plus bas qui n'avait plus été observé depuis 1987. Les leaders du secteur - Coca-Cola, PepsiCo et Dr Pepper - voient leurs ventes baisser respectivement de 1%, 2,5% et 0,5%. L'intérêt des Américains se porte en revanche sur les boissons gazeuses énergisantes. Les ventes de Monster Beverage bondissent de 19,1% et celles de Red Bull de 17%. Sans cette croissance, le recul du marché du soda aurait été plus prononcé, à -1,7%, précise la revue spécialisée.

Boissons non-gazeuses et eau en profitent

Ce sont surtout les boissons non gazeuses qui sont préférées. Parmi les dix plus importantes marques de boissons rafraîchissantes, les trois qui tirent le mieux leurs épingles du jeu sont le fabricant d'eau plate Dasani (propriété de Coca-Cola Company) dont les ventes grimpent de 9,1%, les thés glacés Arizona (+6,2%) et les eaux en bouteille Nestlé Pure Life (+2,3%). Dans sa globalité, le marché de l'eau en bouteille profite de ces nouveau modes de consommation. Le secteur affiche une croissance de 6,9% en 2012.

Le débat sur les sodas aux États-Unis fait fureur depuis la décision du maire de New-York Michael Bloomberg d'interdire les boissons de 47 centilitres dans sa ville. Ce choix, entériné en septembre par le département de la Santé de la ville, avait entraîné le lancement de pétitions et campagnes de presse virulentes opposant le camp des pour et celui des contre. Les opposants à ce projet ont remporté une première bataille au début du mois lorsque qu'un juge a bloqué l'application de ce projet, le jugeant «arbitraire et capricieux». Le maire de New York, qui a fait de la lutte contre l'obésité son cheval de bataille, a alors promis de faire appel.

En attendant, conscientes de leur mauvaise image, les marques mènent campagne pour redorer leur blason. En janvier, le numéro un du secteur, Coca-Cola, a lancé une campagne télévisée dans laquelle il rappelle son «engagement à offrir davantage de choix de boissons, y compris des options à faibles ou sans calories, et à communiquer clairement le nombre de calories contenues dans tous ses produits».

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