Les ambassadeurs en «résistance» à Abidjan

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Le Canada et la Grande-Bretagne rejettent le renvoi par Gbagbo de leurs représentants.

Entretenir des relations diplomatiques avec une République à deux chefs d'État ne constitue pas, sur le terrain, une gymnastique extrêmement simple. C'est pourtant à cet exercice que se préparent les grandes chancelleries occidentales en Côte d'Ivoire. Depuis l'élection présidentielle du 28 novembre, le pays dispose à sa tête de deux présidents rivaux. Le premier est Alassane Ouattara: il a été déclaré élu par la commission électorale indépendante, dont les résultats ont été certifiés par l'ONU; il a été reconnu comme le président légitime de Côte d'Ivoire par la totalité des pays de l'UE, par les États-Unis et le Canada, ainsi que par la grande majorité des États africains. Le problème est qu'il est enfermé, sur la lagune, avec 500 de ses partisans, dans l'hôtel du Golf -protégé en permanence par les forces de l'ONU- et que son pouvoir ne s'exerce pas au-delà des 14 hectares du parc de l'hôtel. Le deuxième président est Laurent Gbagbo, qui, ay

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