Les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l'Onu sont au Burundi

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 (Actualisé, appel de deux anciens présidents, §§ 4-7) 
    BUJUMBURA, 21 janvier (Reuters) - Les ambassadeurs du 
Conseil de sécurité de l'Onu sont arrivés jeudi soir à 
Bujumbura, la capitale du Burundi, et rencontreront vendredi le 
président Pierre Nkurunziza pour tenter de le convaincre 
d'ouvrir le dialogue avec l'opposition. 
     C'est la deuxième visite des quinze ambassadeurs du Conseil 
de sécurité au Burundi en moins d'un an. 
    Des centaines de manifestants progouvernementaux étaient 
alignés le long de la route conduisant les diplomates de 
l'aéroport à leur hôtel, certains brandissant des pancartes 
dénonçant les "ingérences" étrangères. 
    Les ambassadeurs, conduits par l'Américaine Samantha Power 
et des diplomates français et angolais, ont rencontré à 
Bujumbura deux anciens présidents burundais, Jean-Baptiste 
Bagaza (1976-1987) et Domitien Ndayizeye (2003-2005). 
    Jean-Baptiste Bagaza a déclaré qu'un soutien militaire 
étranger était nécessaire pour rassurer la population. Les deux 
anciens chefs de l'Etat ont appelé le Conseil de sécurité à 
appuyer cette idée. 
    "Sinon, nous courons le risque de devenir un autre Rwanda", 
a dit Bagaza, faisant référence au génocide rwandais de 1994. 
"Il y a déjà un bilan très lourd et beaucoup de destructions 
pour l'économie." 
    L'Union africaine (UA) s'est dite prête le mois dernier à 
envoyer 5.000 soldats de la paix pour protéger les civils au 
Burundi mais le président Nkurunziza a rejeté cette proposition. 
  
    Depuis avril dernier, les violences ont fait au moins 439 
morts et ont conduit 232.000 personnes à l'exil. 
    Elles ont éclaté quand Pierre Nkurunziza a annoncé son 
intention de briguer un troisième mandat, qu'il a remporté lors 
de l'élection du mois de juillet dernier. 
 
 (Michelle Nichols; Guy Kerivel pour le service français) 
 
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