Les aides au logement bientôt moins généreuses

le
6

Le gouvernement souhaite réduire les dépenses liées au logement, en rognant notamment sur les APL. Les professionnels de l’immobilier sont vent debout.

Le gouvernement veut réduire les dépenses en matière de logement. «Il y aura des économies conséquentes», avait ainsi prévenu en mai, le ministre des Finances Michel Sapin. Celles-ci devraient atteindre au moins un milliard d’euros. Les aides au logement sont particulièrement dans le collimateur. Leur montant est conséquent. En 2013, l’Etat a versé quelque 17,4 milliards d’euros (sous forme d’APL, ALF et ALS) à 6,5 millions de ménages, pour un montant moyen de 225 euros mensuels, selon les chiffres du ministère des Affaires sociales. «Est-ce que c’est un dispositif suffisamment juste et efficace?» s’est interrogé Michel Sapin à propos de ces aides, accusées de faire grimper les loyers dans les zones tendues.

Le gouvernement a chargé, en février, un groupe de parlementaires de réfléchir sur le sujet du logement en s’appuyant sur le rapport des inspections générales des finances (IGF) et des affaires sociales (Igas). Celui-ci propose notamment de mettre fin au rattachement des étudiants qui touchent les APL au foyer fiscal de leurs parents. D’autres pistes sont aussi évoquées comme la suppression de l’APL pour les grands appartements ou pour les locataires propriétaires d’une résidence secondaire.

Les professionnels de l’immobilier sont vent debout contre ces possibles réformes. «La machine à déprimer le marché de l’immobilier s’est remise en route. On se remet à peine du désastre provoqué par la loi Alur qui, sans même être appliquée, a brisé la confiance et découragé les investisseurs, que de nouvelles menaces planent sur le marché», déplore ainsi Bernard Cadeau, président d’Orpi. «La rationalisation des aides serait assassine pour l’accession à la propriété si elle ne se doublait pas d’un rétablissement du PTZ dans l’ancien», pointe de son côté Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • bearnhar le dimanche 28 juin 2015 à 09:50

    Les professionnels sont vent debout, et moi je suis ventre à terre ! II va etre temps de les faire vraiment sérieusement les économies, et pas qu'un milliard, il faut que l'économie retrouve de l'oxygène pour fonctonner, les béquilles c'est bien gentil mais on ne peut plus les payer. Moi je voit des pauvres qui se logent dans des quartiers où j'aurai pas les moyens d'habiter, c'est qui qui met au bout, mes impots ?!!

  • BBirungi le jeudi 25 juin 2015 à 10:42

    z'allez être obligé de baisser les loyers les gars !

  • ttini le jeudi 25 juin 2015 à 08:36

    il n'y aura pas de baisses des prestations en volume pusqu'il y a de plus en plus de gens éligibles

  • kpm745 le jeudi 25 juin 2015 à 07:53

    Il faut bien arrêter toutes ces subventions qui sont la principale cause de la flambée des prix de l'immobilier

  • lsleleu le mercredi 24 juin 2015 à 20:00

    Il me semble que ces aides ne concernent pas les plus riches pourtant .

  • M8252219 le mercredi 24 juin 2015 à 17:55

    En quatre ans, les dépenses françaises ont progressé de près de 100 milliards en euros courants malgré les multiples plans de réduction d’économies annoncés ! Selon la Cour des comptes, les prestations sociales ont augmenté de 59 milliards d’euros, les rémunérations des fonctionnaires de 18 milliards et les dépenses de fonctionnement courant de 7 milliards.LE GOUVERNEMENT CHOISI TOUJOURS LE CLIENTÉLISME.