Les agences conjuguent banalité et catastrophisme 

le
0
DÉCRYPTAGE - À l'évidence, les agences tendent de plus en plus à sortir de leur fonction de base pour devenir des commentateurs plus ou moins bien inspirés de l'actualité

Bis repetita. Après avoir placé lundi «sous surveillance négative» les 15 États de la zone euro qui ne l'étaient pas déjà - les deux autres étant la Grèce et Chypre -, l'agence de notation Standard & Poor's en a fait autant mardi pour le Fonds européen de stabilité financière. On ne peut que saluer une telle cohérence : la crédibilité du FESF vacillera à partir du moment où les pays qui s'en portent garants seront eux-mêmes dégradés !

Le fait que les six États bénéficiant du triple A soient désormais suspectés en bloc, y compris l'Allemagne, a légitimement impressionné dans les chaumières. Le rôle fondamental d'une agence consiste à prévenir les investisseurs du risque de défaut d'une entreprise ou d'un État. Que l'Allemagne, dont on nous rappelait récemment à Berlin qu'elle dispose de 6 00 milliards d'euros d'actifs nets placés à l'étranger, puisse faire faillite constitue un scoop de gros calibre. Les épargnants sont avisés de se rü/p>...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant