Les aéroports ne veulent pas rater leurs correspondances

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Dans le Terminal 2F de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle à Roissy, le 14 septembre 2014.
Dans le Terminal 2F de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle à Roissy, le 14 septembre 2014.

Les grands hubs européens courtisent les compagnies aériennes et leurs passagers en transit. Pour renforcer la compétitivité de Paris, l’Etat a renoncé, le 1er  avril, à la redevance sur ces voyages convoités.

Pour le coup, ce n’est pas un poisson d’avril. Un événement assez inhabituel s’est produit vendredi 1er  avril. Une redevance – celle perçue sur les passagers en correspondance dans les aéroports parisiens – a disparu ! Il y a un an, elle avait déjà été réduite de moitié.

En année pleine, elle rapportait plus de 70 millions d’euros portés au budget de l’aviation civile. Aéroports de Paris (ADP) veut croire que cette suppression est le résultat «  d’une initiative conjointe de Frédéric Gagey et d’Augustin de Romanet, respectivement PDG d’Air France et PDG d’Aéroports de Paris (ADP)  », explique Edward Arkwright, directeur général adjoint finances et stratégie d’ADP. Pas d’accord, rétorquent les compagnies aériennes. Selon elles, il s’agit d’une des rares mesures préconisées par le rapport du député Bruno Le Roux sur la «  Compétitivité du transport aérien français  » datant de 2015, mise en application. Un rapport resté, pour une grande part, lettre morte.

Au grand dam des compagnies aériennes qui applaudissent d’autant plus à cette disparition que les taxes et redevances pèsent lourdement sur leurs activités. «  Pour Air France, le montant des redevances à Paris s’élève à 490 millions d’euros par an  », se désole Marc Verspyck, directeur général adjoint de la compagnie en charge de l’économie et des finances. «  Depuis 2005, les redevances d’ADP ont augmenté de 36,6 %  », précise M. Verspyck. Bien plus qu’à Francfort (+ 29,6 %) et Amsterdam (+ 6,3 %). Dans le même temps, ...

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  • M2800243 il y a 8 mois

    La DGAC après une gréve de ses contrôleurs pour la remise en états des outils de travail obsolètes par manque de moyens financiers, endetté fait un cadeau aux compagnies de 70 M€.On parle d’augmentation plus faibles des taxes des autres aéroport mais ses pourcentages ne veulent rien dire, les taux français sont les plus bas d’Europe et l'augmentation en question est loin de rattraper les couts de nos voisins!!!!