Les adversaires potentiels des Bleus au crible

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Les adversaires potentiels des Bleus au crible
Les adversaires potentiels des Bleus au crible
Le Portugal

De l'avis de tous, le Portugal est peut-être l'adversaire le plus relevé des quatre dévolus à la France. Face à Cristiano Ronaldo et ses 43 buts en 107 sélections, l'équipe de France a tout à craindre mais peut aussi espérer. Au regard des confrontations entre les deux équipes depuis 40 ans, les Bleus peuvent être optimistes. Lors des neuf dernières oppositions, le Portugal ne l'a emporté qu'à une seule reprise, en 1975, et reste même sur huit défaites consécutives. La France est la bête noire du Portugal. Attention tout de même à ne pas faire preuve de trop d'optimisme car la formation de Paulo Bento est experte en barrages. En 2009, puis en 2011, les coéquipiers de Joao Moutinho avaient passé l'obstacle du mois de novembre (ndlr : deux fois contre la Bosnie-Herzégovine). Reste que face à une formation qui joue, les Bleus de Didier Deschamps auraient plus de latitudes pour mettre en place leur jeu offensif. En revanche, défensivement, il faudra prier pour que « CR7 », qui a marqué six fois en sept matchs avec la Seleççao en 2013, ne soit pas décisif. Dans ce cas-là, tous les espoirs sont permis.

La Croatie

C'est peut-être le bon moment pour croiser la route de la Croatie. Les coéquipiers de Luka Modric semblent actuellement dans le creux de la vague et le sélectionneur, Igor Stimac, a même proposé sa démission à la Fédération à l'issue de la nouvelle défaite de son équipe, contre l'Ecosse (2-0) mardi soir. Une nouvelle déconvenue après celle contre la Belgique (ndlr : défaite 2-1 à domicile) la semaine passée. En interne, le sélectionneur de 46 ans ne se dit pas soutenu par sa Fédération et son président, Davor Suker. Sur le terrain pourtant, la qualité ne manque pas. Outre Luka Modric, la sélection aux damiers possède des atouts dans toutes les lignes. Son gardien notamment. Stipe Pletikosa, et son expérience (100 sélections), pourrait être un rempart de choix pour l'attaque française. Au milieu de terrain, Ivan Rakitic (FC Valence) et Darijo Srna (Shakhtar Donetsk) font office de tauliers. En attaque, la Croatie peut compter sur le buteur du Bayern Munich, Mario Mandzukic. Bref, une sélection aux innombrables individualités. En revanche, la défense composée de l'ancien Lyonnais Dejan Lovren et du vieillissant Josip Simunic (35 ans) a donné des signes d'essoufflement lors des deux dernières rencontres. Mais un déplacement à Zagreb est toujours un voyage périlleux?

L'Ukraine

Un point seulement. Pour une petite unité, l'Ukraine devance la France au classement FIFA et a donc le statut de tête de série. Sur les derniers résultats, cela pourrait paraître injuste mais la sélection de Mikhail Fomenko a tout de même réussi la prouesse de titiller jusqu'au bout l'Angleterre dans la course à la qualification direct dans le groupe H. Et de terminer devant le Monténégro et la Pologne. Avec 28 buts au compteur (donc 8 contre Saint-Marin lors du dernier match), les coéquipiers d'Anatoli Timochtchouk se positionnent comme la cinquième attaque de la zone Europe. Et n'ont plus perdu (huit victoires et deux nuls) depuis la prise de fonctions de leur nouveau sélectionneur en décembre 2012 en remplacement du mythique Oleg Blokhine. Et comme pour le Portugal, l'Ukraine a l'habitude des barrages pour y avoir participé quatre fois en cinq campagnes de qualification. Mais contrairement aux Lusitaniens, les Ukrainiens y ont échoué lors de leurs trois dernières tentatives. Une donnée qui confirme la difficulté de cette équipe à passer un cap. Et la France n'a jamais perdu contre l'Ukraine en sept confrontations (quatre victoires et trois nuls). Une tendance qui sera à confirmer?

La Grèce

La Grèce n'a pas changé. La formation dirigée par le Portugais Fernando Santos affiche toujours le visage d'une équipe défensive, difficile à man?uvrer et qui gagne en général petitement. Mais la formation hellène est surtout une équipe qui perd peu .Dans un groupe G étoffé avec la présence de la Bosnie-Herzégovine (qualifié à la première place), la Slovaquie, la Lituanie et la Lettonie, la Grèce affiche un bilan plutôt flatteur de huit victoires, un nul et une seule défaite (ndlr : le 22 mars en Bosnie). Si la France venait à se frotter à cette équipe, il lui faudrait faire face à une muraille défensive qui n'a encaissé que quatre buts et qui ne doit sa place de barragiste qu'à une moins bonne différence de but par rapport à la Bosnie. Cette équipe n'a pas de stars mais une somme de combattants. A l'image de leurs attaquants de couloir, Samaras et Salpingidis, qui n'hésitent pas à passer leur temps à défendre pour le bien de l'équipe. Sur le papier, c'est certainement la formation la moins talentueuse mais face à la difficulté rencontrée par les Bleus pour faire le jeu, il n'est pas évident d'estimer ce tirage comme le meilleur possible. En 2004, lors de l'Euro au Portugal, l'équipe de France avait rapidement compris pourquoi?

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