Les actions, placement vedette de 2013 ?

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(lerevenu.com) - Pour Thierry Deheuvels, directeur des investissements d'Oddo Asset Management, la cause est entendue : les actions arrivent en tête des convictions de la société de gestion pour 2013.

Même après la bonne tenue des marchés bousiers, en 2012, ceux-ci présentent encore des valorisations attrayantes, particulièrement en Europe. Le stratège déplore le paradoxe : «Pour les actions, malgré la restauration des bénéfices à des niveaux records et en dépit de la qualité croissante des bilans, les marchés se sont comportés comme si la valeur des actifs était potentiellement mise en cause par une déflation attendue ; ce qui est particulièrement vrai dans la zone euro.»

Or, les grandes banques centrales ont toutes lancé des «politiques de reflation», la BCE depuis l'été dernier. Les marchés financiers ont d'ailleurs déjà salué ce revirement.

Mais, malgré le rattrapage des cours intervenu depuis janvier, avec le rebond de 13,6% de l'indice CAC 40, un tiers des sociétés cotées françaises cotent en dessous de leur valeur d'actif, confirme Mirela Agache, responsable de la gestion diversifiée d'Oddo AM.

Le potentiel de hausse des actions peut aussi se mesurer par leur décote en terme de multiples de bénéfices : «Les marchés d'actions de la zone et du Royaume-Uni présentent une décote importante», estime Mirela Agache. Ainsi, aux Etats-Unis, le ratio cours/bénéfice moyen ajusté de l'inflation (22,2) a retrouvé son niveau moyen depuis 1983 (22,5). En revanche, dans la zone euro, ce même ratio ajusté de l'inflation (11) se situe encore très en-dessous du ratio moyen depuis 1983 (21,1).

Pascal Heurtault, directeur des investissements d'Aviva Investors partage la même conviction à l'égard des placements en actions : «Bien que les investisseurs institutionnels, contraints par la norme Solvency II, et les petits porteurs aient déserté les marchés boursiers, les indices n'en ont pas moins bien progressé en 2012.»

Une moindre aversion des investisseurs au risque et une diminution du «stress» dans la zone euro ont permis ce rebond des indices actions, qui devrait se poursuivre en 2013, selon Pascal Heurtault : «Nous sommes positifs à l'égard des marchés d'actions de la zone euro, qui devraient combler leur sous-valorisation, mais en se montrant sélectifs selon les secteurs.» Le stratège juge ainsi les banques cotées encore «très sous-évaluées», en France, les titres du secteur se négociant à la moitié de leur actif net.

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