Les actions françaises séduisent de nouveau, grâce aux réformes

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LES RÉFORMES ONT RENFORCÉ L'ATTRACTIVITÉ DES ACTIONS FRANÇAISESLES RÉFORMES ONT RENFORCÉ L'ATTRACTIVITÉ DES ACTIONS FRANÇAISES
LES RÉFORMES ONT RENFORCÉ L'ATTRACTIVITÉ DES ACTIONS FRANÇAISESLES RÉFORMES ONT RENFORCÉ L'ATTRACTIVITÉ DES ACTIONS FRANÇAISES

par Alistair Smout et Blaise Robinson

LONDRES/PARIS (Reuters) - Les investisseurs internationaux saluent la volonté de la France d'engager enfin des réformes en renforçant leurs avoirs en actions françaises, même s'ils pensent que l'essentiel reste à accomplir pour moderniser en profondeur le pays.

La Bourse française s'est révélée l'une des moins attrayantes en Europe ces dernières années, mais elle surperforme certaines de ses homologues de la zone euro depuis le passage en force du gouvernement le mois dernier pour faire adopter la loi Macron sur la croissance et l'activité.

"La réaction des investisseurs internationaux aux signes d'un changement de ton du gouvernement et au fait que les réformes commencent à être appliquées en France est importante", observe Paras Anand, chef de l'équipe marchés européens du fonds Fidelity Worldwide Investment.

"Il y a seulement un an, on avait l'impression que le gouvernement n'était pas vraiment emballé par des projets de réformes favorables à l'entreprise et à la compétitivité. On dirait que les temps ont changé."

Selon une enquête de Bank of America/Merrill Lynch publiée mardi, les investisseurs prévoient de surpondérer de 13% les actions françaises au cours des 12 prochains mois alors que le mois précédent ils prévoyaient encore de "sous-pondérer" la France dans le cadre de leurs stratégies d'investissement.

"Nous sommes maintenant optimistes, plus que nous ne l'avons jamais été sous la présidence Hollande. Avant, nous n'avions aucune raison de l'être", souligne Frédérique Cartier, gérante actions européennes chez RBC Wealth Management.

"Nous attendons bien sûr plus de réformes, mais nous observons des sociétés dont les valorisations sont attractives sur ce marché".

Au cours des dernières années, les investisseurs avaient plutôt tendance à privilégier l'Allemagne ou la périphérie de la zone euro.

L'indice CAC 40 a progressé d'environ 60% depuis mi-2012, lorsque le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi s'était engagé à mettre tout en oeuvre pour sauver l'euro, ce qui a rétabli la confiance des investisseurs.

Au cours de la même période, l'Ibex espagnol et le FTSE MIB italien ont gagné de leur coté quelque 80%, tandis que le Dax allemand, qui inclut les dividendes, avançait de 85%.

Cette sous-performance relative rend les actions françaises d'autant plus attractives que le gouvernement a manifesté depuis sa volonté d'agir.

L'indice CAC 40 a ainsi gagné 5,1% depuis que le gouvernement de Manuel Valls a fait usage de l'article 49.3 de la constitution pour faire passer la loi Macron, à comparer aux gains de 4,2% du FTSE MIB et de 2,6% de l'Ibex.

L'économie française donne également enfin quelques signes d'amélioration: la confiance des consommateurs progresse et l'activité du secteur privé a connu son rythme de croissance le plus élevé depuis plus de trois ans, même si le secteur industriel reste encore à la traîne.

Mercredi, l'OCDE a sensiblement revu en hausse sa prévision de croissance pour la France, à 1,1% contre 0,3% anticipé dans ses perspectives de novembre.

Un moyen de jouer la reprise est de miser sur des valeurs immobilières telles qu'Unibail-Rodamco, Klépierre et Foncière des Régions, qui ont une forte exposition à l'économie locale, estime Roelf Groeneveld, gérant chez IGM IM.

"Ce sont des entreprises de qualité, qui proposent des rendements très élevés en matière de dividendes, par rapport à ce qu'offrent les obligations françaises. Nous avons 'surpondéré' la France dans notre fonds", ajoute-t-il.

Toutefois, certains analystes et certains gérants soulignent que les réformes annoncées sont modestes, en comparaison de ce qui a été accompli en Espagne ou en Italie.

"La France est à la traîne sur plusieurs sujets, notamment le déficit courant, les dépenses publiques, la compétitivité, les marges des entreprises et la politique fiscale", souligne Philippe Ithurbide, directeur de la recherche, analyse et stratégie chez Amundi. "Le pays a de nombreux atouts, comme la démographie, mais il reste beaucoup à faire."

(Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • melvyn1 le jeudi 19 mar 2015 à 09:57

    les actions séduisent grace au Q.E ..............et puis point barre......................

  • brinon1 le jeudi 19 mar 2015 à 00:04

    tout va bien Madame la Marquise....

  • guerber3 le mercredi 18 mar 2015 à 20:54

    On dirait du "Coluche " ...!

  • abacchia le mercredi 18 mar 2015 à 18:38

    Il ne faut décidément pas grand chose au marché actions pour changer d'avis du tout au tout. Pourtant, AUCUNE réforme de structure n'a été mise en œuvre en France, si l'on excepte la "Loi Macron" qui fait plus office de "réformette", mais c'est déjà ça, et la "réforme" fiscale qui confisque 70 Milliards EUR de plus aux contribuables (tous les) ! Mais soit, ne boudons pas notre plaisir, après tout, les excès boursiers sont toujours dans les 2 sens !

  • ccondem1 le mercredi 18 mar 2015 à 18:19

    On est déjà le 1er avril ?

  • pademaug le mercredi 18 mar 2015 à 18:16

    n'oubliez pas d'acheter du ROD, une valeure sure lol

  • pademaug le mercredi 18 mar 2015 à 18:16

    PTDR