Les actionnaires veulent s'impliquer dans le débat sur les rémunérations

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(NEWSManagers.com) - Plus de 80% des actionnaires contre seulement 42% six ans plus tôt se déclarent favorables au principe d'un vote consultatif en Assemblée Générale sur la politique de rémunération des dirigeants, selon le modèle du " Say on Pay" , qui devrait constituer un volet majeur du projet de loi actuellement en préparation, selon le 8ème baromètre annuel Capitalcom des attentes des actionnaires individuels à l'approche des assemblées générales 2013.

Cette tendance s'inscrit dans un mouvement de fond sur la Place, qui s'est largement prononcée en faveur du " Say on Pay " lors de la consultation menée par le Trésor Public en septembre 2012. Le projet de loi du Ministère de l'Économie relatif à l'encadrement des pratiques de rémunération et à la modernisation de la gouvernance des entreprises qui en découle devrait être transmis au Conseil d'État dans le courant du mois de mars.

Pour mémoire, le " Say on Pay " est actuellement appliqué dans 17 pays sur un mode consultatif (Royaume-Uni, Australie, Espagne, Belgique, Brésil, Allemagne, États-Unis, Italie, Irlande), contraignant (Pays-Bas, Suède, Danemark, Norvège, Portugal, Afrique du Sud) ou bien volontaire (Suisse, Canada).

Alors que le code de gouvernance AFEP-MEDEF devrait être mis à jour pour anticiper le projet de loi du Ministère de l'Économie, les actionnaires individuels attendent des informations spécifiques sur le gouvernement d'entreprise : l'évaluation des travaux du Conseil (18,4% des répondants placent ce critère en tête des priorités pour les AG 2013), les critères de sélection des nouveaux administrateurs (17,7%), les motivations et expériences des candidats au poste d'administrateur (15,7%) et enfin la justification de l'indépendance des administrateurs (13,4%).

L'indépendance, les compétences et le non-cumul des mandats des administrateurs ressortent dans les commentaires des actionnaires interrogés comme étant les conditions sine qua non d'une gouvernance exemplaire. L'ouverture des conseils à de nouveaux profils pourrait également rassurer les actionnaires : 62% d'entre eux jugent que la présence de salariés au conseil pourrait permettre d'en améliorer le fonctionnement, plébiscitant ainsi le deuxième volet du projet de loi. On dénombrait l'an dernier 39 administrateurs représentant les salariés ou les salariés actionnaires au sein du CAC 40, siégant dans 16 conseils d'administration.
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