Les actionnaires du LSE approuvent la fusion avec D.Börse

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    par Huw Jones 
    LONDRES, 4 juillet (Reuters) - Les actionnaires du London 
Stock Exchange Group  LSE.L  ont approuvé lundi le projet de 
fusion de 27 milliards d'euros avec Deutsche Börse  DB1Gn.DE , 
qui devrait donner naissance à l'un des plus grands opérateurs 
boursiers mondiaux. 
    Cette fusion, que les deux opérateurs comptent mener à bien 
malgré les incertitudes créées par le vote des Britanniques en 
faveur d'une sortie de l'Union européenne, a été approuvée à 
plus de 99,89% des suffrages exprimés lors de l'assemblée 
générale extraordinaire organisée ce lundi, a annoncé LSE. 
    Devant la cinquantaine d'actionnaires présents, le président 
de l'opérateur londonien s'est dit certain de la réponse 
"satisfaisante" des autorités européennes de la concurrence à ce 
projet de mariage entre Londres et Francfort, même si la future 
entité détiendra le quasi-monopole du marché de la compensation 
des produits dérivés en Europe. 
    "Il n'y a aucune raison de penser autrement aujourd'hui", a 
dit Donald Brydon. 
    Seules deux questions ont été posées au cours de cette AGE. 
    Un actionnaire individuel s'est notamment interrogé sur 
l'opportunité de cette fusion au vu du contexte nouveau créé par 
le Brexit et des risques qu'il comporte pour les activités de 
LSE, certains responsables politiques, dont François Hollande, 
ayant d'ores et déjà réclamé le rapatriement des activités de 
compensation en euros dans la zone euro. 
    Donald Brydon a répondu que les déclarations du président 
français prouvaient la valeur des activités de LSE. 
     
    LE DÉLAI DU BREXIT LAISSE DU TEMPS AU PROJET 
    "Vous avez plutôt raison, certaines personnes essaient déjà 
de dépecer le Royaume-Uni très, très rapidement. Chacun ferait 
preuve de sagesse en traitant les choses les unes après les 
autres en la matière" a-t-il dit . 
    Clearnet, filiale de LSE, est la principale chambre de 
compensation de produits dérivés en Europe. 
    Donald Brydon a démenti toute approche autre que celle de 
Deutsche Börse, alors que le même actionnaire individuel jugeait 
plus intéressant désormais de s'allier avec des Bourses 
"dynamiques" d'Asie ou d'Amérique latine. 
    La Grande-Bretagne ne devrait pas sortir officiellement de 
l'UE avant au moins deux ans, ce qui laisse largement le temps 
de mettre au point la "structure optimale" de la transaction 
avec Deutsche Börse, intégralement en actions, a assuré Donald 
Brydon. 
    La BaFin, l'autorité des marchés financiers en Allemagne, a 
déclaré la semaine dernière que Londres ne pourrait abriter le 
siège social de la future entité si la ville n'était plus dans 
l'Union européenne.   
    Le directeur général de LSE, Xavier Rolet, a affirmé que 
l'opérateur londonien, institution vieille de 318 ans, était 
"extrêmement bien positionné" à travers le monde, quelles que 
soient les futures relations commerciales entre la 
Grande-Bretagne et l'UE. 
    Les actionnaires de Deutsche Börse doivent pour leur part se 
prononcer par correspondance d'ici au 12 juillet. 
 
 (Benoit Van Overstraeten et Bertrand Boucey pour le service 
français, édité par Marc Angrand) 
 

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