Les actionnaires de la SNCM divisés sur la commande de navires

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PAS D?ACCORD ENTRE LES ACTIONNAIRES DE LA SNCM SUR LA COMMANDE DE NOUVEAUX NAVIRES
PAS D?ACCORD ENTRE LES ACTIONNAIRES DE LA SNCM SUR LA COMMANDE DE NOUVEAUX NAVIRES

MARSEILLE (Reuters) - Les actionnaires de la SNCM se sont séparés mardi sans accord sur la commande de deux navires assortie d'une option pour la construction de deux autres dans le cadre de la mise en place du projet industriel de la compagnie maritime.

En proie à d'importantes difficultés, la Société nationale Corse Méditerranée, qui assure notamment la liaison entre la Corse et le continent, est détenue à 66% par Transdev, coentreprise de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts, à 25% par l'Etat et à 9% par ses salariés.

Le conseil de surveillance, qui devait notamment entériner la commande des bateaux et leur financement, a été interrompu après quatre heures de réunion. De source syndicale, on précise qu'il doit reprendre le 7 mars à Paris.

Le vote hostile des actionnaires privés, Veolia et Transdev, ainsi que l'abstention des représentants de l'Etat bloquent de fait la commande des navires, une étape essentielle du plan de restructuration de la compagnie maritime.

Le décompte des voix a donné six voix contre, cinq pour et trois abstentions.

"L'Etat est dans une attitude dilatoire en repoussant sans cesse le débat à plus tard", a dit à Reuters le délégué CFE-CGC, Maurice Perrin.

La Commission européenne réclame le remboursement de 440 millions d'euros d'aides d'Etat reçues par la compagnie, ce qui provoquerait sa faillite et la mise à pied de ses 2.600 salariés. L'Etat lui a accordé fin décembre une avance de trésorerie de 30 millions d'euros.

DANS L'ATTENTE DE L'ÉTUDE DE LA BPI

La commande de nouveaux navires était au c?ur des revendications des personnels de la SNCM qui ont observé une grève d'une dizaine de jours au début du mois de janvier.

Ils réclamaient déjà un engagement du gouvernement à appliquer le projet industriel signé avec la direction et les actionnaires, qui ont notamment validé la commande de quatre navires et la suppression de 500 postes sans licenciements secs.

L'Etat avait pour sa part annoncé qu'il proposerait sous deux mois, avec l'aide de la CDC et de la Banque publique d'investissement (Bpifrance), une solution de financement pour le renouvellement de la flotte de la SNCM.

"L'Etat se sert du fait que l'étude de la BPI n'est pas terminée sur la question du financement pour repousser toute décision concrète", souligne Maurice Perrin. "En réalité, il faut surtout remettre de l'ordre au niveau de l'actionnariat. Veolia et Transdev, qui ne pensent qu'à sortir, ne peuvent avoir droit de vie ou de mort sur la SNCM."

Ce nouvel ajournement dans la mise en place du plan de restructuration retarde la livraison théorique des navires, la première unité étant aujourd'hui prévue en 2016.

Le chantier naval STX de Saint-Nazaire, l?Italien Fincantieri et l?Allemand FSG sont en lice pour l'obtention de la commande des quatre navires, dont le coût de construction individuel est estimé à près de 150 millions d'euros.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse)

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  • dotcom1 le mardi 25 fév 2014 à 17:16

    Flamb.by pourrait leur vendre son pédalo.

  • rodan3 le mardi 25 fév 2014 à 16:38

    commander des navires qui resteront à moitié vides ou à quai à chaque conflit de la cgt pour des petits avantages mer.diques ?? sont pas fous les actionnaires privés ...

  • miez1804 le mardi 25 fév 2014 à 16:26

    Deux Navires de plus, pourquoi faire?! Il faut déjà remplir les bateaux en service, pas la peine de continuer a gaspiller nos impots!

  • stricot le mardi 25 fév 2014 à 16:18

    L'Etat ne devrait plus mettre un sou dans ce melange nauseabond de lobbys syndicalistes et mafieux, et juste récupérer une partie de ses billes en mettant le bazar en faillite... Tout comme les privés qui apparemment préfèrent eux aussi arrêter les frais. Pour essayer de repartir sainement? Ironiquement, le mieux serait peut-être un repreneur d'ex-URSS sans foi ni loi en l'occurrence !!

  • gvigner3 le mardi 25 fév 2014 à 16:17

    Stop: les camarades syndiqués ne sont pas assez sérieux encore investir ds cette société!

  • roux1238 le mardi 25 fév 2014 à 16:07

    Corsica... le top, du personnel qui a envi de TRAVAILLER c'est toute la difference...camarades syndiqués " A LA GREVE "

  • mmegemon le mardi 25 fév 2014 à 16:04

    Cela fait trop longtemps que cela dure et chaque fois les contribuables renflouent ce gouffre financier cela suffit

  • je.valle le mardi 25 fév 2014 à 16:03

    ça ne sert à rien de commander de nouveaux navires qui seront bloqués dès leur arrivée par les grévistes de Sud.

  • nono67 le mardi 25 fév 2014 à 16:00

    la sncm doit rendre 440 ME à l'état, elle est en déficit et perd ses clients ( enfin usagers convient mieux ) et ils veulent acheter des navires ? avec quoi ? Ben avec le pognon du contribuable pardi !!!C'est logique que transdev et veolia veulent sortir de ce bourbier à tous prix. La liquidation sera pour après les élections .

  • M2286010 le mardi 25 fév 2014 à 15:45

    Les actionnaires privés hostiles à boucher les gouffres permanents de la SNCM, c'est surprenant...Il est vrai qu'ils n'ont pas, eux, au contraire de leurs partenaires associés (Etat et CDC) les contribuables pour faire la compensation. De plus leurs membres ne vont pas en Corse avec l'avion présidentiel, ils prennent les ferries de la SNCM et peuvent ainsi constater l'ampleur de la situation...