Les abeilles sont arrivées au "Palais Bourdon"

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PARIS (Reuters) - Trois essaims d'abeilles ont pris jeudi leurs quartiers d'été dans trois ruches installées sur les toits de l'Assemblée nationale, rebaptisée pour l'occasion "Palais Bourdon".

Les soixante mille butineuses ont attendu l'arrivée du soleil sur la capitale pour prendre possession de leurs nouveaux locaux installés le 3 avril dernier, la pluie et la fraîcheur du printemps étant peu propices à ce genre d'opération.

Aidé de trois apiculteurs en tenue, le président de l'Assemblée, Claude Bartolone a procédé à la mise en place des essaims dans les ruches où les abeilles imiteront celles qui sont installées depuis 150 ans sur les toits du Sénat.

Il avait pour l'occasion enfilé lui aussi une combinaison et un masque pour se protéger de l'agressivité des abeilles, usant d'un enfumoir pour repousser les plus récalcitrantes.

"C'est un petit clin d'oeil de l'Assemblée nationale en direction de la loi-cadre sur la biodiversité", qui devrait être prochainement débattue par les députés, a-t-il déclaré ensuite au milieu des parterres de fleurs et des arbres en fleur de l'Assemblée, où les abeilles pourront butiner et polleniser.

"J'espère que ce sera aussi un symbole pour l'ensemble des parlementaires pour à la fois être aussi actifs que ces abeilles et réussir à faire eux aussi le miel du vote de la loi", a-t-il poursuivi aux côtés de la député écologiste Laurence Abeille.

Claude Bartolone a précisé que le miel produit serait vendu à la boutique de l'Assemblée et il a proposé que les recettes soient distribuées aux associations de protection des abeilles.

Plusieurs députés, a-t-il dit, ont proposé que ce miel porte la dénomination "miel du palais Bourdon".

Quelques pots, sur une production annuelle estimée de 100 kilos, seront mis de côté pour la consommation des députés.

C'est la Société centrale d'apiculture (SCA), qui assure depuis sa création en 1856 l'exploitation du rucher du Sénat, qui apportera une assistance technique et formera six salariés volontaires de l'Assemblée. D'autres ruches ont été installées en 1982 sur le toit de l'Opéra Garnier de Paris.

Toutes ces ruches produisent un miel recherché par les amateurs, à la fois pour sa qualité et sa pureté, les espaces verts de la capitale n'étant pas traités avec des pesticides.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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