Les abeilles se portent bien à Londres

le
0
En danger d'extinction dans de nombreux pays, les abeilles sont un maillon essentiel de la biodiversité.
En danger d'extinction dans de nombreux pays, les abeilles sont un maillon essentiel de la biodiversité.

Leur nombre a été multiplié par deux en l'espace de quatre ans.


On l'a évoqué à plusieurs reprises dans ces colonnes. Les abeilles se sentent aujourd'hui de mieux en mieux et sont de plus en plus nombreuses en milieu urbain, ce malgré la pollution atmosphérique et un environnement a priori peu propice à leur épanouissement.


Élément majeur de la biodiversité sans lequel l'espèce humaine pourrait être en très grand danger (NDLR : les abeilles sont en effet responsables de la pollinisation d'environ 80 % des arbres et des fleurs), elles n'en voient pas moins leurs effectifs chuter de façon dramatique depuis plusieurs décennies. La faute aux OGM, aux maladies, aux parasites, aux pesticides, à la pollution, au redoutable frelon asiatique, que les autorités françaises ont classé le mois dernier espèce envahissante et nuisible, et peut-être aux ondes émises par les téléphones portables.


Les apidés sont également en grande difficulté de l'autre côté de la Manche. Les apiculteurs pensent en outre qu'elles ont beaucoup perdu en robustesse, notamment à cause d'une mauvaise nutrition, d'où des difficultés accrues à survivre durant les saisons froides.


Paradoxalement, leur nombre a doublé à Londres au cours des quatre dernières années. Un phénomène qui s'explique entre autres par une prise de conscience à la fois individuelle et collective, un nombre croissant de citoyens et d'organisations ayant installé leurs propres ruches ou ayant mis en place un « terrain » favorable à l'installation de abeilles.



« L'apiculture urbaine est pile dans la tendance à Londres »



« En dépit de l'insuffisance de la récolte de miel cette année, l'apiculture urbaine est pile dans la tendance à Londres », complètent nos confrères du site Internet Theecologist.org, qui rappellent que la capitale britannique dispose d'un micro-climat tendant à davantage emprisonner la chaleur. Les abeilles « citadines » butinent ainsi plus tôt dans l'année et peuvent continuer plus tard dans les mois d'automne que leurs homologues rurales.


La tendance s'est donc totalement inversée, Londres ayant longtemps eu les rendements de miel les plus faibles de Grande-Bretagne. De quoi inciter ses habitants à dérouler encore plus loin le tapis rouge aux apidés, même si l'hiver s'annonce rude pour les insectes pollinisateurs.


« Une colonie a besoin de trente-cinq livres de miel (environ seize kilos) juste pour passer l'hiver. Celui-ci a généralement besoin d'être complété avec du sirop de sucre, mais cette année, il va falloir se fier à ce sirop pour pouvoir maintenir les abeilles en vie », assure en effet Angela Woods, membre de l'Association des apiculteurs de Londres citée par Theecologist.org.


Les abeilles sont donc encore loin d'être tirées d'affaire. À Londres comme dans le reste du pays.


Lire la suite
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant