Les 500 000 morts de la guerre en Irak

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Les attentats ont fait plus de 5 000 victimes depuis le début de l'année 2013 en Irak (photo d'illustration).
Les attentats ont fait plus de 5 000 victimes depuis le début de l'année 2013 en Irak (photo d'illustration).

À la fin de toute guerre vient l'heure de compter ses morts. C'était là toute la mission que s'était donnée la revue scientifique américaine Plos Medecine. En partenariat avec des universitaires américains et le soutien d'experts du ministère irakien de la Santé, elle dresse un bilan dantesque de dix années de violences, établi en 2011. Entre l'invasion des forces de la coalition occidentales, venues faire tomber le régime de Saddam Hussein en 2003, et leur retrait définitif en 2011, près de 500 000 personnes ont perdu la vie sur le sol irakien. Un chiffre qui vient bousculer les précédentes estimations, notamment celle d'Iraq Body Count (projet de recensement des victimes) qui estimait les pertes à 115 000, et qui pourrait être encore bien en deçà de la vérité selon certains. "Risque de mort" permanent Cette nouvelle étude se démarque par sa funeste précision, 60 % des victimes ont péri durant les combats, 40 % sont mortes des conséquences indirectes du conflit. Un bilan auquel il faut ajouter environ 60 000 personnes décédées hors d'Irak après qu'elles eurent fui (majoritairement en Syrie et en Jordanie). "Cette étude fera réfléchir à deux fois (les États) sur les conséquences d'une invasion et fera prendre un peu plus conscience de son coût en vies", estime Amy Hagopian, experte en santé publique à l'université de Washington et membre du projet de recensement. Ce travail de recherche, pourtant très compliqué dans un pays...

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